Les 40 ans de "Blizzard of Ozz" d'Ozzy Osbourne

L’après Sabbath

La fin des années 70 est une période particulièrement compliquée pour Ozzy Osbourne et ses relations avec ses collègues de Black Sabbath. Après avoir quitté brusquement la formation en 77, Ozzy retourne dans celle-ci en 78 puis finit par se faire éjecter en 1979, devenu totalement ingérable et consommant des doses massives d’alcool et de diverses drogues.

S’ensuit une période de dépression où Ozzy Osbourne va vivre plusieurs mois reclus dans une chambre d’hôtel de Los Angeles.

La main tendue de Sharon…

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Ozzy et Sharon en 1983. © Fin Costello - Redferns

Ozzy est isolé du reste du monde mais peut compter sur un solide soutien de Sharon Arden, la fille de Don Arden, manager de Black Sabbath.

Sharon, qu’il épousera quelques années plus tard, croit en Ozzy et le rassure sur son potentiel. Grâce à l’aide de celle-ci, une nouvelle carrière solo va se mettre en place pour Ozzy.

Rencontre avec Randy Rhoads

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Le guitariste Randy Rhoads durant l'enregistrement de Blizzard of Ozz © Fin Costello - Redferns

Leur plus grande découverte à cette époque est celle du guitariste Randy Rhoads, jeune virtuose au style inimitable qui officie alors au sein de Quiet Rot et quitte rapidement cette position pour rejoindre l’Angleterre en novembre 1979 pour commencer le travail sur l’album "Blizzard of Ozz".

Ozzy Osbourne et Randy Rhoads développent instinctivement une connexion profonde, musicale et amicale. Aux côtés de Rhoads, Ozzy et Sharon s’adjoignent aussi les services d’un autre musicien clef, le bassiste australien Bob Daisley, ex-membre de Rainbow, qui deviendra un collaborateur durable d’Ozzy et s’occupera aussi de la composition, notamment au niveau des textes.

 

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Le bassiste Bob Daisley en tournée avec Ozzy Osbourne en 1980. © Fin Costello - Redferns

A la batterie, après avoir testé différentes possibilités, c’est Lee Kerslake, du groupe Uriah Heep qui est engagé. Aux claviers, ce sera aussi un ancien Rainbow (et futur Deep Purple) qui avait brièvement collaboré avec Black Sabbath, un véritable magicien des claviers: Don Airey.

Alors que Black Sabbath vient de sortir son nouvel album "Heaven and Hell", en compagnie du chanteur Ronnie James Dio, Ozzy et ses musiciens travaillent d'arrache-pied pied à ce premier album de la carrière d’Ozzy "en solo" dans la campagne britannique, au Ridge Farm Studio, à Rusper (Essex).

La pression est assez forte puisque l’album de Black Sabbath connaît un bon succès et se classe dans le TOP 10 britannique. Ozzy ne peut pas se permettre de décevoir.

Ozzy et ses musiciens donnent le meilleur d’eux-mêmes et l’alchimie entre eux fonctionne. Le résultat, ce sont des futurs classiques tels que le très direct "I Don’t Know", le single "Crazy Train", "Suicide Solution" (qui posera des problèmes ensuite à Ozzy, mais ça, c’est une autre histoire) et bien entendu l’inoubliable "Mr. Crowley".

L’album se referme aussi sur une "suite" impressionnante flirtant entre heavy metal et rock progressif et composée des titres "Revelation (Mother Earth)" et "Steel Away (The Night)". Mention particulière également pour "Dee", très belle pièce instrumentale signée par Randy Rhoads, nous dévoilant ses grands talents à la guitare acoustique et touchant hommage à sa mère.

Un succès qui prendra du temps

Blizzard of Ozz fonctionne bien en Angleterre et en Europe mais ne sortira pas aux Etats-Unis avant mars 1981. Quelques problèmes de promotion empêcheront l’album d’être un succès instantané. Par contre ce succès se construira avec le temps puisque l’album s’est vendu aujourd’hui à plus de 5 millions de copies à travers le monde.

Et puis, surtout, il nous montre les débuts d’un nouveau chapitre triomphant pour Ozzy Osbourne.

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