Les 30 ans de "Soul Cages" de Sting

Concept album basé sur le processus du deuil, Soul Cages est l’un des albums les plus personnel de Sting. À l’occasion de son 30e anniversaire, retour sur sa création et sur certains de ses plus célèbres extraits.

La perte de son père

C’est la disparition d’Ernest Matthew Sumner en 1989 qui sera le point de départ de cet album mais aussi le départ d’une période extrêmement compliqué pour l’artiste. Suite à ce décès, Sting n’est plus capable d’écrire quoique ce soit, il est victime du syndrome de la page blanche.

Dans un recueil de ses paroles paru en 2007, Sting précisera : "Mon père est mort en 1989. Nous avions une relation difficile et sa mort m’a plus touchée que je ne l’aurais imaginé. Je me suis senti paralysé émotionnellement et créativement parlant. Je me sentais isolé et incapable de faire mon deuil. C’est comme si toute forme de joie m’avait abandonné. Finalement, j’ai réussi à me remettre au travail et cette collection de titres en a été le résultat."

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Les 30 ans de "Soul Cages" de Sting © Michael Ochs Archives - Getty Images

Why Shoud I Cry For You ?

Le premier titre que Sting écrit pour cet album est "Why Should I Cry For You ?". Dans ce morceau, Sting se questionne, ne comprend pas vraiment l’immense peine qu’il ressent et se rend compte qu’il aurait dû dire des choses à son père mais qu’il n’a jamais pris le temps de le faire.

Entre la France et l’Italie

L’album est enregistré entre avril et novembre 1990 en partie au Studio Guillame Tell de Paris, très grand studio parisien situé à dix minutes des Champs-Elysées et qui, en plus d’avoir reçu les plus grands noms de la chanson française, est aussi fréquenté par de nombreuses stars anglo-saxonnes telles que Bryan Ferry, Elton John, Phil Collins, Roger Waters et de nombreux autres.

Une autre partie est capturée en Italie, dans les magnifiques paysages de Toscane, où Sting loue la Villa Salviati, pour s’y reposer, écrire et enregistrer quelques éléments de l’album. Sting est un amoureux de la Toscane, sa fille Coco est d’ailleurs née à Pise.

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La Villa Salviati - @Sailko © Tous droits réservés

L’arrivée de Dominic Miller

C’est à partir de The Soul Cages que Sting va s’adjoindre les services du guitariste Dominic Miller, qui devient rapidement l’un de ses bras droits et est toujours aujourd’hui à ses côtés. Miller qui avait notamment travaillé sur l’album… But Seriously de Phil Collins.

Outre Miller, Sting est ici accompagné par le claviériste David Sancious, fidèle de Bruce Springsteen ou encore du français Manu Katché à la batterie connu pour son travail avec Peter Gabriel, Simple Minds, Dire Straits ainsi que dans le monde du jazz.

A la production c’est Hugh Padgham, grand producteur des années 80, qui assiste ici Sting, Padgham qui travaillait déjà avec Sting sur la fin de Police et travaille alors à la même époque avec Genesis et Phil Collins dans le cadre de sa carrière solo.

Une comédie musicale ?

Le concept de cet album a continué à accompagner Sting au fur et à mesure du temps. C’est ainsi qu’en 2011 The Soul Cages deviendra l’une des sources d’inspirations d’une comédie musicale, The Last Ship, signée par Sting et proposée à Chicago en 2014 et occupée à faire le tour du monde depuis cette époque. Pour l’occasion, Sting dévoilera de nouvelles versions de certains titres, notamment une version réarrangée d’"All This Time".

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