Lenny Kravitz explique pourquoi il a abandonné le biopic sur Marvin Gaye

Le chanteur s’est exprimé au sujet d’un des nombreux projets tombés à l’eau autour de la vie de Marvin Gaye.

Cameron Crowe, Jamie Foxx, Scott Rudin, Dr. Dre, tous ont un jour été impliqués dans un de ces films qui retraceraient la carrière de la légende de la Motown mais qui n’ont jamais vu le jour.

Lenny Kravitz s’était, quant à lui, investi dans un tel projet en 2012. Il était intitulé Sexual Healing et était réalisé par Julien Temple (The Great Rock ‘n’Roll Swindle, 1980).

Trois mois plus tard, Kravitz a abandonné le tournage du film qui se serait concentré sur l’époque où Marvin Gaye tentait de soigner ses addictions et de reconstruire sa carrière au début des années 80. Il a alors été remplacé par l’acteur Jesse L. Martin.

Dans une nouvelle interview au Rolling Stone, Kravitz a expliqué qu’il avait d’abord été très impliqué pour ce rôle, voyageant même jusque chez nous en Belgique à Ostende, là où Marvin Gaye avait vécu à cette époque.

"Je suis allé à Ostende, j’ai tout fait," explique-t-il. "Je suis resté dans son appartement. J’ai visité la salle de gym où il s’entraînait à la boxe, l’église où il avait chanté. Le réalisateur est parti aux Bahamas et nous avons passé du temps ensemble."

Cependant, Kravitz explique qu’après coup, il était "mal à l’aise avec la situation", ajoutant : "Je ne sais pas vous dire pourquoi. Il y avait des histoires de business et de finances qui n’avaient rien à voir avec moi. Je suis juste venu le saluer par respect car je l’appréciais beaucoup."

"Au final, je suis content de ne pas l’avoir fait. Incarner Marvin Gaye est une très belle opportunité, mais j’essaye de faire mon truc."

Lenny Kravitz avait déjà expliqué être souvent mis de côté car sa musique n’était "pas assez noire".

Il expliquait au magazine Variety : "Je savais ce que je voulais chanter et jouer. C’était juste après que tout le monde, dans l’industrie musicale, me dise que je ne pourrais jamais faire ce genre de musique. Alors je passais de labels en labels et on me disait toujours : 'ce n’est pas assez noir'".

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