Le guitariste Earl Slick, épisode 1

L’événement majeur de ces premières semaines de janvier 2021, ce sont les cinq ans de la disparition de David Bowie. Focus sur les guitaristes qui ont accompagné le Thin White Duke dans ses créations musicales, et tout au long de sa carrière. Un chapitre que je vous propose de poursuivre avec Earl Slick.

Earl Slick, né le 1er octobre 1952, fait partie de cette génération qui a découvert les Beatles à la télévision, dans le show de Ed Sulivan. Un fait véritablement marquant et, comme pour certains autres guitaristes de renom, déclencheur de son orientation comme musicien professionnel. En plus de cela, parmi tous ceux qui l’ont influencé dans sa jeunesse, et dans son apprentissage de la guitare, on y relève d’autres maîtres de file tels que Jeff Beck et Eric Clapton, à l’époque des Yardbirds. Ainsi la toute première " vraie " guitare que s’offrit Earl Slick dans sa jeunesse était une Télécaster, comme celle de Jeff Beck.

Et puis quelques années plus tard, là c’est une Gibson SG qui vint se rajouter. Une influence venue, il le reconnaît lui-même, d’Éric Clapton et de son fameux " brown sound ", à l’époque de Cream. Suivent ensuite, Jimi Page bien sûr, mais aussi, Brian Jones, et Keith Richards (duquel on peut même retrouver une influence vestimentaire dans le look d’Earl Slick). La Gibson Sg, on la retrouve également lorsqu’Earl Slick retrouva David Bowie pour la première fois, ce fut en 1974. A l’époque, Mick Ronson venait de quitter les rangs du Thin White Duke et c’est Michael Kamen, à qui l’on doit un grand nombre de bandes originales de film, qui lui suggéra de contacter Earl SlickForce est de constater que cette rencontre a 'matché' comme l’on dit aujourd’hui. Earl Slick fut embarqué, tout d’abord pour un concert mémorable " David Bowie Live At The Tower Philadelphia " mais aussi comme guitariste, aux côtés de Carlos Alomar, et de David Bowie lui-même, sur des albums tels que : '' Young Americans '' en 1975, et '' Station to Station '' en 76.

L’enregistrement de cet album du reste, s’est fait au cœur d’une période très " cocaïnée " pour David Bowie. Les heures en studio étaient longues et le Thin White Duke ne s’en souvenait que très peu. Earl Slick, en revanche, se souvient très bien qu’ils avaient passé un moment ensemble pour travailler les sons de guitares. Plutôt que de vous en parler, on va laisser la parole à Earl Slick lui-même qui, dans une vidéo faite encore une fois pour le site Reverb, raconte la genèse des riffs de Stay, de '' Golden Years '' et, par extension, celui de '' Valentines Day '' qui viendra bien des années plus tard. Des riffs de guitares dans lesquels les esprits de Cream, des Kinks, de Chuck Berry, et même de Bo Diddley, ne sont pas très loin.

Refermons ce premier numéro de l’année avec '' Stay '', titre sorti en janvier 1976 extrait de l'album '' Station to Station ''.

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