Le Golden Age Rock Festival: nos impressions du premier jour

Le Golden Age Rock Festival: nos impressions du premier jour
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Hier après-midi, j’ai assisté au premier jour de la première édition du premier festival wallon estampillé 100% Classic Rock, le Golden Age Rock Festival.


Il est 16h, le bus me dépose juste en face du manège de la Caserne Fonck, un ancien couvent transformé en caserne pour le 2ème régiment de lanciers, à l’aube de la première guerre mondiale, abandonné ensuite par l’armée en 1998 et transformé depuis en une superbe salle de spectacle.
Le festival a ouvert ses portes il y a un quart d’heure et je prends place dans la longue file d’attente. Généralement, il est compréhensible, voir normal d’être un peu bougon lorsqu’on se trouve dans une queue qui peine à avancer… mais dans ce cas particulier, l’attente se vit avec le sourire. En effet, s’il y a de la file, c’est qu’il y a du monde… chouette, le public s’est déplacé pour cette première édition d’un festival différent des autres !

Ticket échangé et bracelet au poignet, je me rends directement dans la salle afin d’assister au premier concert de la journée et du festival, au show qui donne le ton pour ce qui est à venir, le groupe de hard rock / heavy metal britannique Tygers Of Pang Tang. Le concert est excellent, la joie des musiciens est communicative et puis, surtout…quel son ! J’admets que j’émettais quelques doutes sur la qualité sonore d’un festival se déroulant dans un " hangar ". Le son y manque souvent de précision, tant la réverbération y est importante. Il n’en est rien à la Caserne Fonck et on ne peut qu’applaudir le travail remarquable des techniciens.
Après 50 minutes de concert sous la chaleur étouffante de la salle, je décide d’aller me promener pendant le changement de scène. Le Golden Age Rock pourrait être qualifié de " micro "-festival, dans le meilleur sens du terme. Dans cet espace relativement restreint se trouvent tous les éléments d’un festival classique, du grand choix de vinyles de seconde main aux stands de " merchandising " dans lesquels il est possible de faire le plein de t-shirts à l’effigie de nos groupes favoris, en passant par les points de vente de nourriture.

Une bonne demi-heure plus tard, il est temps de retourner dans la salle afin d’assister à Phil Campbell and the Bastard Sons. Après le décès de du leader de Motörhead, en 2015, le guitariste du groupe n'a pas tardé à lancer un nouveau projet, accompagné par ses 3 fils et l’ex-chanteur du groupe Attack ! Attack ! Ainsi est né Phil Campbell and the Bastard Sons.
Le groupe ne réinvente certainement pas la roue, mais qu’est-ce que ça joue ! La setlist mélange brillamment les compositions sur-efficaces du groupe aux reprises de Motörhead, telles que " Rock Out ", " Born To Raise Hell " ou encore " Ace Of Spades ". La famille Campbell se permettra également de faire un clin d’œil aux débuts de Lemmy Kilmister en reprenant le titre " Silver Machine " de Hawkwind.
Seul bémol de ce concert, le public qui semble plus clairsemé que pour le concert précédent, et qui peine à se trémousser sur une musique déchaînée.

Sur cette unique scène, le hard rock s’enchaîne à toute vitesse et Phil Campbell laisse maintenant la place à Vulcain, groupe de hard rock français, souvent considéré comme le Motörhead de l’Hexagone. Malgré quelques soucis techniques durant leur prestation, il faut reconnaître que ce trio - même s’il n’est pas le plus virtuose de la journée – a énormément de bons " riffs " à revendre et le public se laisse volontiers séduire par ce que le groupe propose.

Je viens d’en parler et c’est pour moi le grand point fort de ce nouveau festival : il n’y a qu’une seule scène. Quel bonheur pour un mélomane d’enfin se retrouver dans un festival à taille humaine ! Le spectateur n’a pas beaucoup de choix, tout se passe au même endroit, ce qui force à l’ouverture d’esprit et à la découverte. Entre les concerts, tout le monde parle avec tout le monde, le petit monde du hard rock belge se retrouve, fait connaissance.   

Les deux derniers concerts de cette première journée sont certainement ceux qui ont amassé le plus de monde. Tout d’abord, il est un peu plus de 21h quand Ross The Boss envahit la scène. Si ce nom ne dit peut-être rien à la plupart d’entre vous, Ross Friedman (a.k.a. Ross The Boss) est le guitariste originel du groupe de heavy metal le plus huilé des Etats-Unis, j’ai nommé : Manowar. Présent sur les quatre premiers albums du groupe, le guitariste tourne maintenant avec son propre projet et nous a proposé, hier soir, une setlist entièrement composée de titres de son ancien groupe. Quel bonheur pour tout fan de musique rapide, épique et puissante d’assister à ce concert. Ross The Boss et son groupe ont livré une prestation sans faute.

Avant de rentrer chez nous, il reste encore à assister au concert d’un des plus grands noms de la scène metal belge, Channel Zero. Le groupe est à peine arrivé sur scène que le groove s’installe et que les pogos naissent dans le public. A coups de classiques ponctués d’interventions hilarantes du chanteur Franky De Smet-Van Damme, Channel Zero clôture en beauté la première journée très réussie de ce nouveau festival.

Amateurs de classic rock et de hard rock, je ne peux que vous conseiller de profiter de ce weekend pour vous rendre au Golden Age Rock Festival, à Liège. En tout cas, moi…j’y serai !

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