L'Europe a réagi très vite et de manière ultra-efficace face à la crise du coronavirus

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Si aujourd’hui, il y a de l’espoir, c’est grâce au travail fantastique de notre corps médical. C’est aussi grâce au travail des personnes, dites essentielles (caissières, routiers, magasiniers, policiers, éboueurs, etc.), qui ont continué à travailler pendant la période de confinement. Bien sûr c’est également grâce à la réaction globalement civique de la population, mais c’est aussi grâce à l’Europe !

Il ne faudrait surtout pas oublier l’Europe ! Sans l’Europe, nous n’aurions pas l’euro, et le franc belge aurait certainement dévalué et l’Etat belge serait sans doute en faillite. Comme le rappelle Marc Fiorentino, l’auteur d’une lettre d’information financière bien connue, l’Europe (dont on reproche la lenteur et l’inefficacité à longueur d’articles) s’est montrée hyperefficace durant cette épidémie.

Souvenez-vous quand la crise de 2008 a éclaté, il a fallu du temps (4 ans exactement) pour convaincre les Allemands que l’heure était grave et qu’à situation exceptionnelle, il fallait prendre des mesures exceptionnelles. Pour la crise du COVID-19, les mesures ont été prises en quelques jours. D’abord via la banque centrale européenne qui s’est engagée de manière illimitée à acheter la dette publique de tous les Etats de la zone euro. Je peux vous dire que c’était un soulagement pour tous les gouvernements ! Et il a fallu quelques semaines à peine pour que la Commission européenne dégaine aussi un plan d’aide de 540 milliards d’euros.

Et là, elle vient encore d’en proposer encore un autre – qui doit être validé – mais qui propose de mettre sur la table 750 milliards d’euros, et ce n’est pas rien. C’est de l’argent qui sera emprunté au niveau de l’Union européenne sur 30 ans et qui ne commencera à être remboursé qu’en 2028. D’ici là, on a le temps de voir comment se fera ce remboursement, chaque chose en son temps.

Donc, l’Europe s’est montrée efficace, rapide et surtout, elle a fait preuve de solidarité puisque ce sont l’Italie et l’Espagne, les deux pays les plus durement touchés par cette crasse de virus, qui vont recevoir le plus d’argent. Les plus cyniques diront que l’Allemagne et les autres pays riches de l’Europe n’avaient pas d’autre choix que d’aider l’Italie, car si l’Italie tombe économiquement, c’est toute la zone euro qui implose et cela ne fera pas l’affaire des industriels allemands… Peu importe la motivation des uns et des autres, au final, le résultat est là, et si quelqu’un critique devant vous l’Europe et ses lenteurs, vous savez maintenant comment leur clouer le bec.

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