KISS fait ses adieux au Graspop 2019 : compte rendu et photos

KISS fait ses adieux au Graspop 2019: compte-rendu et photos
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KISS fait ses adieux au Graspop 2019: compte-rendu et photos - © Tous droits réservés

Cette fois, c’est le dernier.

Le groupe l’a annoncé, on l’a attendu longuement, et le jour J est là : après les adieux de Slayer vendredi soir aux Belges, c’est au tour des géants de Kiss de tirer leur révérence.

Comme prévu depuis mai 2018, Kiss propose en ce moment " End of The Road ", " la plus grande tournée de notre carrière, avec le plus grand show que nous ayons fait".

En 2000 et 2001, Kiss avait déjà annoncé (et réalisé), une tournée d’adieu, un "Farewell Tour". Le voyage avait amené le batteur Peter Criss à quitter l’aventure, après 142 concerts en Amérique du Nord, au Japon et en Australie. Alors, vrai ou pas ? Arrêteront-ils vraiment après cette énième tournée ? C’est difficile à dire mais tout porte à croire que le navire posait l’ancre chez nous pour la dernière fois hier soir.

L’occasion est telle que le groupe a mis les petits plats dans les grands : pour les habitués des shows de Kiss, pas de substantielle surprise, mais la setlist balaie cette fois l’intégralité de leur carrière, y compris des morceaux plus récents.

C’est " Detroit Rock City " qui lancera les festivités, suivi de classiques tels que " Lick it Up " (et son intro clin d’œil à " won’t get fooled again " des Who), " Shout it out Loud ", " Love Gun ", ou encore l’indétrônable " I was made for loving you ", après lequel une partie du public a malheureusement quitté la plaine.

Le rappel sera un pur moment de show US, le temps de 3 titres : " Beth ", petite merveille chantée au piano par le batteur Eric Singer, l’irrésistible " Crazy Crazy Nights ", et bien sûr, ce qui pourrait être la devise du festival : " Rock and Roll all nite ".

Mais un concert de Kiss, ce n’est pas uniquement de la musique, c’est aussi une plongée dans un univers kitsch assumé, recouvert de milliers de strass, de paillettes, de costumes, de maquillage, de lumière, et d’artifices (tel que le traditionnel moment sanguinolent de Gene Simmons).

Paul Stanley ne lâche jamais son public. Sans répit, il le relancera encore et encore, parfois lors de (longs) moments d’ambiance. De manière générale, le rythme n’était pas endiablé, même si 20 morceaux seront finalement joués en deux heures. Les traditionnels solos seront respectés, et exécutés à tour de rôle, chacun y ajoutant son " effet " : praticable sur vérins pour faire monter la batterie, podiums à élévation pour les autres, et bien sûr, la célèbre " tyrolienne " qui permet à Paul Stanley de passer au-dessus de la foule et de chanter notamment " I was made for loving you " depuis une structure élevée à hauteur de la régie son, soit au cœur de la foule.

Si beaucoup de moments scénographiques sont connus dans les concerts de Kiss, ils ont toutefois franchi une étape supplémentaire avec le dispositif scénique.

Depuis le matin, bon nombre de festivaliers avaient remarqué l’installation de plusieurs petites plateformes au niveau du " plafond " de la mainstage. Et c’est descendant du ciel, " posés " sur ces plateformes, que les membres du groupe sont arrivés sur scène pour démarrer le concert.

Ces nouvelles structures ont permis de rafraîchir les mises en scène, et d’ajouter aussi des projections à différents moments.

Mention particulière aussi pour la partie pyrotechnique. Si on les sait maîtres du genre, ils ont cette fois survolé l’exercice, avec des feux d’artifice directement lancés depuis le fond de scène, des flammes gigantesques dont on pouvait sentir la chaleur de très loin, des centaines de milliers de confettis projetés dans l’air par de grandes souffleries, et surtout, le bouquet final, un véritable feu d’artifice de plusieurs minutes, qui a laissé le sourire aux lèvres à tous les fans, comme pour les remercier une dernière fois de leur soutien indéfectible.

Ce concert a parfaitement refermé l’édition 2019 de ce Graspop.

Vous trouverez ici la setlist de cette soirée en compagnie de Kiss.

N’hésitez pas à consulter nos récapitulatifs des trois jours :

- Nos différentes reviews de concert : Lynyrd Skynyrd, Slipknot.

- Les actualités.

Ou encore nos interviews de Nergal de Behemoth, Scott Ian d’Anthrax, Mark Morton de Lamb of God, Sharon den Adel de Within Temptation, d’Amon Amarth, de Def Leppard, ou encore de Corey Taylor de Slipknot.

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