Joe Biden et la peur de l'assassinat

Un président des Etats-Unis, JFK a été assassiné, il y a 60 ans, un autre avant lui 60 ans plus tôt, et encore plus tôt Abraham Lincoln a aussi été assassiné. La cérémonie d’investiture de ce mercredi sera donc sous surveillance extrême.

Ce mercredi 20 janvier n’est pas n’importe quel jour, c’est le jour de l’investiture de Joe Biden. Justement, chacun sait que Trump sera absent à cette cérémonie, mais selon Anne Applebaum, une journaliste new yorkaise très réputée pour la qualité de ses analyses, "pour Trump, l’aventure est terminée. Il passera le reste de sa vie devant les tribunaux".

Mais attention, selon Anne Applebaum, c’est la fin de Trump mais pas du trumpisme. Pour elle, ce phénomène de croyance en des réalités alternatives restera vivace tant qu’une chaîne TV très à droite comme Fox News existera et tant que les théories du complot seront promues sur les réseaux sociaux.

"Tout cela perdura, il reste juste à savoir "qui se chargera de diriger cet univers du culte que Trump lègue en héritage" explique Anne Applebaum.

Quant à Joe Biden, ce sera le plus vieux président de l’histoire des Etats-Unis à entrer en fonction. Sa fille, mais elle n’est pas la seule, a déjà peur d’un assassinat. Elle l’a dit publiquement, la possibilité n’est pas à exclure dans une Amérique divisée comme elle ne l’a jamais été dans son histoire.

Un président des Etats-Unis, JFK a été assassiné, il y a 60 ans, un autre avant lui 60 ans plus tôt, et encore plus tôt Abraham Lincoln a aussi été assassiné. La cérémonie d’investiture de ce mercredi sera donc sous surveillance extrême.

Mais bon comme dirait Paul Claudel, le pire n’est pas toujours certain et le fait que Joe Biden ne soit pas un perdreau de l’année est aussi un avantage car il traîne dans le monde politique depuis plus de 50 ans. Il connaît chaque recoin de la Maison Blanche et surtout les arcanes de la politique américaine.

Il va prendre des décisions rapides pour montrer que les Etats-Unis sont de retour sur la scène internationale. Il annoncera notamment le retour de son pays dans les accords de Paris sur le réchauffement climatique, ce qui sera un grand "ouf" de soulagement pour la planète entière.

Mais il aura d’autres dossiers moins plaisants aussi à traiter comme la nucléarisation de l’Iran, le dossier nord-coréen, les relations avec la Chine et la Russie et surtout faire adopter son plan budgétaire pour relancer la machine économique américaine.

Et tout cela sur fond d’une pandémie hors de contrôle aux Etats-Unis. A Los Angeles, il y a un mort du COVID toutes les 7 minutes et les hôpitaux et les morgues sont débordés. La situation est apocalyptique en partie aussi parce qu’une partie de la population refuse de prendre les mesures de précaution comme porter un masque. Gare à vous si vous osez leur faire remarquer, vous aurez droit à un vigoureux "mêlez-vous de vos affaires, nous sommes dans un pays libre". Il faudra donc souhaiter "bon courage" à Joe Biden.

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