Jimmy Page partage le secret derrière son solo de "Stairway to Heaven"

C’est dans une interview au Classic Rock Magazine que le guitariste de Led Zeppelin a partagé un souvenir autour de la réalisation du cultissime "Stairway to Heaven".

"Je faisais toujours les solos à la fin, une fois que tout était enregistré : les voix et les overdubs, […] car on vivait réellement le morceau une fois que tout était finalisé," explique-t-il.

"J’avais ma Telecaster pour ce solo. Je jouais habituellement sur des Les Paul, mais je voulais ajouter l’aspect plus mordant de la Telecaster. C’était la même guitare que j’avais utilisée sur le premier album, celle que Jeff Beck m’avait donnée et sur laquelle je jouais dans les Yardbirds. Une guitare magique, en quelque sorte."

Il explique ensuite que ce solo a été rapidement enregistré : "J’ai juste dit : "Démarre", j’ai pris une grande inspiration – c’est comme ça que je procède habituellement – et puis j’ai joué. J’ai eu quelques accrocs à certains moments, et on n’avait, à l’époque, pas autant d’options que ce qu’on a actuellement, je me suis demandé comment j’allais y arriver sur les deux ou trois premières notes, mais après, j’ai laissé venir les choses, et j’ai simplement joué."

 

L’ingé son Andy Johns était en studio quand Page enregistrait ce solo. Dans ses souvenirs, le guitariste "avait quelques soucis avec cette partie" au départ.

"Il était là à côté de moi et rien ne fonctionnait. Je le sentais un peu parano, et du coup je le devenais à mon tour. Je lui ai dit : "Tu me rends parano !" et lui a répondu : "Non, c’est toi qui me rend parano !" Et puis il a déchiré la bande. Et son solo était évidemment merveilleux. Page était incroyable."

Avec le recul, Jimmy Page compare la fluidité de ce solo avec "un flux de conscience":

"Le solo se termine comme dans n’importe quel concert. Quand on a sorti l’album, le solo est resté dans la même veine live, mais pas exactement de la même manière. Je le changeais constamment, comme on le faisait avec toutes nos chansons d’ailleurs."

"Cela ne veut pas dire que j’ai jamais fait mieux que sur l’album," précise-t-il. "Il est tel qu’il est et on peut dire qu’il s’envole. Ce n’est pas un solo laborieux, sur lequel on sent le travail qu’il y a derrière, c’est plus comme un flux de conscience."
 
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