Jerry Lee Lewis revient à la musique

Jerry Lee Lewis revient à la musique
Jerry Lee Lewis revient à la musique - © Rick Diamond

Après un léger AVC qu’il a subi en mars dernier, le Killer avait dû annuler quelques dates, notamment au New Orleans Jazz Festival et au Tennesse Theatre de Knoxville. Avant son malaise, il travaillait sur son prochain album de gospel.

C’est le mois dernier qu’il est entré en studio, sans avoir plus joué depuis février 2019. Après cet AVC, Lewis a rencontré des problèmes de mobilité, et ses proches ne pensaient pas qu’il allait y survivre. On apprend, dans une interview qu’il a donnée au Rolling Stone Magazine, qu’il était plus soucieux de réapprendre à jouer du piano. Il a passé trois mois de rééducation pour savoir continuer à marcher et surtout à réutiliser sa main droite.

En studio, pour continuer cet album gospel, le Killer ne souhaitait pas voir de piano. Son producteur, T-Bone Burnett, en a quand même placé un dans le coin d’une pièce, au cas où. A la surprise de tous, Jerry Lee Lewis s’est assis et a pu rejouer de son instrument.

"Je ne pouvais pas y croire !" explique-t-il. "Je n’avais jamais vécu cela auparavant. Je jouais du piano avec la main droite. Je pensais ne plus jamais pouvoir y arriver."

Il a donc passé deux jours à enregistrer aux côtés de sa femme, Judith, et de son groupe, dont les guitaristes Kenny Lovelace (qui joue avec lui depuis 1966) et James Burton et les McCrary Sisters aux chœurs.

Jerry Lee Lewis va donc beaucoup mieux, et tous ses proches s’en réjouissent.

Il revient néanmoins sur la souffrance qu’il a endurée l’année passée : "Je n’avais jamais vécu cela. C’était vraiment difficile, physiquement et émotionnellement. Je ne savais pas ce qu’il allait arriver. Je me suis réveillé à l’hôpital et je ne pensais qu’à la mort. J’ai prié, et essayé de me remettre d’attaque."

Judith s’exprime également au sujet de sa santé : "En fait, il va bien mieux que ces cinq ou six dernières années. Il n’a plus besoin d’oxygène, il ne prend plus d’antidouleur… juste un de temps en temps. La session à Nashville l’a tout de même énormément stressé. Il en a eu mal à la tête. Ses émotions sont multipliées par 100, par rapport à la moyenne, car c’est un génie. Cela intensifie ses émotions."

Lewis passe la majeure partie de son temps chez lui avec sa femme : "Je me repose, je regarde la télévision, je fais mes exercices, etc.…" Parfois, il appelle Little Richard, un des derniers pionniers du rock & roll encore en vie : "J’appelle Richard, de temps en temps. On parle du passé, du bon temps, et de notre santé. C’est un bon ami."

Comme il vit près de Memphis, il passe occasionnellement aux Sun Records Studios, là où lui, Sam Phillips, Elvis Presley, Johnny Cash, Carl Perkins et d’autres ont démarré cette révolution musicale qui perdure encore aujourd’hui : "J’y passe encore, de temps en temps," et à quoi pense-t-il ? "A de précieux souvenirs".

Lewis espère pouvoir rejouer en live un jour : "On y pense. Si cela se fera ou pas ? Je ne peux le dire." Il est tout simplement reconnaissant de jouer à nouveau : "C’est comme si j’étais à la maison", conclut-il.

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