Internet : Le Revenge Porn, désormais lourdement sanctionné

La crise du covid-19 a modifié nos habitudes de vie notamment avec le confinement, pour limiter la propagation du virus. Une situation qui, dans certaines familles, a eu des conséquences avec, par exemple, de la violence conjugale. Des conflits qui ont pu aussi provoquer des situations de harcèlement via des publications sur les réseaux sociaux.

Une photo sexy ou une vidéo un peu chaude que la dame avait faite avec son chéri et qu’il partage avec tous ses amis. Ce qui peut entraîner une diffusion massive parce que ce contenu est transmis à d’autres personnes, via les amis virtuels de la personne l’ayant publié.

Dans notre pays, l’article 371/1 du Code pénal permet la poursuite de l’auteur de la diffusion d’un enregistrement visuel ou audio dans lequel figure une personne dénudée ou se livrant à une activité sexuelle explicite. Si la personne n’a pas donné son accord ou que c’est diffusé à son insu, la peine encourue sera de six mois à cinq ans de prison. Et si la victime a moins de 16 ans, le coupable risque de dix à quinze ans de réclusion.

Le Revenge Porn est aussi très présent sur le Net et il trouve son origine, soit dans des situations comme celles que nous venons d’évoquer ou encore, dans le cadre d’arnaques aux sentiments. La personne victime, qui s’est exposée en confiance lors de discussions virtuelles sur des plateformes de rencontre comme Tinder, se voit menacée d’une diffusion de ce contenu si elle ne paye pas. Une pression énorme qui va la pousser à effectuer ce paiement.

Face à ces situations de plus en plus fréquentes, sur proposition de la députée cdH Vanessa Matz, la chambre des représentants a voté, à l’unanimité, une modification de l’article de Code pénal que nous évoquons. Et il entre en application ce premier juillet.

Le Revenge Porn est désormais considéré comme une situation aggravante et l’auteur risque une peine de six mois à cinq ans ainsi qu’une amende de 200 à 15.000 €. Ce nouveau texte prévoit également le retrait ou le blocage rapide des images concernées. Sur réquisition du magistrat, l’auteur, mais aussi, les diffuseurs et les opérateurs télécoms, auront 6 heures pour retirer les images sous peine de sanctions pénales.

Tenant compte du comportement de certains, espérons que, désormais, ils réfléchiront avant de cliquer.

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