Il y a 40 ans, Pink Floyd était numéro 1 dans les charts singles aux Etats-Unis

Une école secondaire en renfort

La pièce centrale de l’album "The Wall" est sans aucun doute le titre "Another Brick In The Wall", qui se décline en 3 parties sur l’album (deux parties sur la Face A et une sur la Face B du premier disque de l’album).


La partie II (part II) va devenir le plus grand succès commercial de Pink Floyd en single, "Another Brick In The Wall Part II " va se classer à la première place des charts un peu partout dans le monde (notamment en Angleterre et aux Etats-Unis).
Dans cette seconde partie du titre pour être plus précis, Pink Floyd est assisté par une chorale d’enfants. Le groupe et le producteur de l’album Bob Ezrin vont demander à Nick Griffiths, l’un des ingénieurs du son de l’album, de leur trouver une chorale d’enfant. Griffiths va donc contacter un certain Alun Renshaw, professeur de musique à l’Islington Green School, une école secondaire qui se situait non loin du Britannia Row Studios à Londres (studio appartenant à Pink Floyd dans lequel le groupe était en train d’enregistrer).


C’est donc la chorale de cette école secondaire composée de 23 adolescents âgés de 13 à 15 ans qui va accompagner le groupe sur ce célèbre titre. Pour donner l’impression que cette chorale est plus importante, différents effets sont appliqués en studio donnant alors l’illusion que la chorale est composée de plus de 100 ados.
 

L’influence de School’s Out d’Alice Cooper…

Cette idée d’enregistrer une chorale d’enfant pour l’ajouter dans un titre rock, le producteur Bob Ezrin l’avait déjà testé quelques années plus tôt, en 1972, sur le classique "School’s Out" d’Alice Cooper.

Ezrin expliquera, bien plus tard : "Comme c’est moi qui avais produit 'School’s Out' pour Alice Cooper, j’avais eu cette idée d’amener des enfants sur l’enregistrement, et Another Brick in the Wall parlait des enfants. J’ai alors proposé à l’équipe, amenez-moi 24 pistes d’enfants qui chantent. Je veux des accents régionaux, je veux des accents pincés, je veux un mélange et puis j’ajouterai l’ensemble sur le morceau. J’ai appelé Roger en régie, et quand les enfants sont apparus sur le second couplet, j’ai vu quelque chose dans l’expression de son visage… Il savait qu’on était en train d’enregistrer quelque chose d’important".

… et de la musique disco !

Bob Ezrin et Waters, conscient de l’énorme potentiel du titre, souhaite lui donner une petite touche disco, inspirée notamment du travail de Nile Rodgers au sein de Chic. David Gilmour n’est pas trop convaincu par l’idée. Ezrin lui conseille alors de se rendre dans des clubs disco pour y capter l’ambiance de ce qui se fait à l’époque.

Après de nombreuses discussions, un compromis sera réalisé, et effectivement, d’un point de vue rythmique le titre empruntera quelques éléments à la musique disco de l’époque.

 

Newsletter Classic 21

Recevez chaque jeudi matin un aperçu de la programmation à venir.

OK