Iggy Pop : le clip de "Loves Missing"

Le chanteur vient de dévoiler une vidéo pour ce titre issu de son nouvel album "Free".

Il s’agit d’une des chansons les plus personnelles présentes sur ce nouvel album. Comme il l’évoquait au micro de Laurent Rieppi lors de son interview à Paris tout récemment, Iggy Pop explique que c’est l’un des derniers morceaux qu’il a enregistré. Il a spécifiquement demandé à son producteur, Leron Thomas, d’en composer uniquement la musique, sans écrire de paroles. Il a commencé à travailler sur ce titre alors qu’il jouait dans un film de zombie, "The Dead Don’t Die". Une "belle atmosphère", selon lui, pour ce titre quelque peu "heavy":

"Ça ne pouvait pas être mieux. Je retirais ma tenue de zombie, puis je revenais à la maison à 4h du matin et je commençais à bosser sur les paroles."

Il ajoute qu’il y a une part de lui-même dans cette chanson, bien qu’il l’ait "écrite en se mettant à la place d’une femme ayant atteint un "certain âge", selon elle, qui n’a personne et qui est seule. Elle travaille, elle survit, mais elle n’a personne. Et tout part de là".

Découvrez l’interview complète ici ou ci-dessous.

Le clip a été tourné en partie au Sweat Records à Miami et a été réalisé par Simon Taylor. On y voit une apparition d’Ale Campos du groupe de Miami, Las Nubes.

Iggy Pop, dans cette même interview, a également expliqué que l’industrie ne l’avait pas beaucoup soutenu et qu’il avait dû compter uniquement sur lui-même.

Il s’est confié à propos de cette nouvelle notion de liberté qu’il ressent aujourd’hui, après avoir vécu de nombreuses années d’incertitudes, se sentant souvent abandonné par l’industrie musicale.

Il a précisé, non sans humour : "Je pense que de beaucoup de manières j’ai payé pour obtenir cette liberté avec mon corps. C’était le seul ami sur lequel j’ai pu compter pendant de nombreuses années. Je n’ai jamais eu beaucoup de soutien de l’industrie. Je n’ai jamais été un grand vendeur, ce qui m’a certes donné une forme de liberté mais pas toutes les libertés…"

L’icône du rock a aussi parlé du lien entre "Free", et le précédent album, "Post Pop Depression", qui avait été réalisé en compagnie de Josh Homme de Queens of the Stone Age, ainsi que de l’utilisation de cuivres sur cette nouvelle production :

"Il y a une sorte de continuité, même si cela n’est pas évident, entre les deux albums. Je chantais beaucoup plus que d’habitude sur "Post Pop Depression". Le producteur, Josh Homme, voulait que je chante d’une manière qui se rapproche de celle de l’opéra… avec des lignes de mélodies baroques, ce genre de choses. Cet entraînement m’a donné beaucoup de confiance dans le fait que je pouvais proposer autre chose que cette voix rock monotone plus habituelle."

Il poursuit : "Et tout ça a continué son chemin sur "Free" même si les sons que j’ai utilisés pour accompagner ma voix sont très différents. J’ai toujours aimé les cuivres… Je n’avais jamais utilisé de trompettes sur mes albums, c’était toujours du saxophone. Leron Thomas a apporté quelque chose de très neuf à mes oreilles. Noveller, la guitariste, a trouvé une nouvelle façon d’utiliser la guitare électrique. Sinon, pour vous dire les choses franchement, tout me semblait usé jusqu’à la corde en matière de guitare, et je pense que tout le monde commençait à en avoir marre de ça".

Le chanteur avait déjà dévoilé quelques titres de ce nouvel album dont "James Bond" et "Sonali".

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