Iggy Pop : "J'ai payé pour obtenir cette liberté"

"Mon corps a été le seul ami sur lequel j'ai pu compter"
"Mon corps a été le seul ami sur lequel j'ai pu compter" - © Neilson Barnard - AFP

Iggy Pop, en interview à Paris pour la sortie de l’album "Free", a expliqué que l’industrie ne l’avait pas beaucoup soutenu et qu’il avait dû compter uniquement sur lui-même.

Iggy Pop, 72 ans, était à Paris il y a quelques jours pour rencontrer la presse internationale et évoquer la réalisation de son 18e album solo : "Free". Relax, souriant, le chanteur s’est confié au micro de Classic 21 à propos de cette nouvelle notion de liberté qu’il ressent aujourd’hui, après avoir vécu de nombreuses années d’incertitudes, se sentant souvent abandonné par l’industrie musicale.

Il a précisé, non sans humour : "Je pense que de beaucoup de manières j’ai payé pour obtenir cette liberté avec mon corps. C’était le seul ami sur lequel j’ai pu compter pendant de nombreuses années. Je n’ai jamais eu beaucoup de soutien de l’industrie. Je n’ai jamais été un grand vendeur, ce qui m’a certes donné une forme de liberté mais pas toutes les libertés…"

L’icône du rock a aussi parlé du lien entre "Free", et le précédent album, "Post Pop Depression", qui avait été réalisé en compagnie de Josh Homme de Queens of the Stone Age, ainsi que de l’utilisation de cuivres sur cette nouvelle production :

"Il y a une sorte de continuité, même si cela n’est pas évident, entre les deux albums. Je chantais beaucoup plus que d’habitude sur "Post Pop Depression". Le producteur, Josh Homme, voulait que je chante d’une manière qui se rapproche de celle de l’opéra… avec des lignes de mélodies baroques, ce genre de choses. Cet entraînement m’a donné beaucoup de confiance dans le fait que je pouvais proposer autre chose que cette voix rock monotone plus habituelle."

Il poursuit : "Et tout ça a continué son chemin sur "Free" même si les sons que j’ai utilisés pour accompagner ma voix sont très différents. J’ai toujours aimé les cuivres… Je n’avais jamais utilisé de trompettes sur mes albums, c’était toujours du saxophone. Leron Thomas a apporté quelque chose de très neuf à mes oreilles. Noveller, la guitariste, a trouvé une nouvelle façon d’utiliser la guitare électrique. Sinon, pour vous dire les choses franchement, tout me semblait usé jusqu’à la corde en matière de guitare, et je pense que tout le monde commençait à en avoir marre de ça".

Découvrez l'interview complète ci-dessous en vidéo:


 

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