Henry Diltz : le photographe qui a immortalisé Laurel Canyon

Voici un court documentaire sur le photographe qui a illustré Laurel Canyon, Woodstock, Monterey,…

Dans les années 60 et au début des années 70, Laurel Canyon est devenu le lieu de rassemblement de certains des plus grands auteurs-compositeurs de l’époque. Les premiers à s’installer dans ce quartier de Los Angeles étaient Joni Mitchell, Graham Nash (The Hollies), Stephen Stills (Buffalo Springsteen) et David Crosby (The Byrds). C’est là que la chanteuse canadienne a écrit « Ladies Of The Canyon » et que le futur trio Crosby, Stills & Nach a composé « Our House » et « Suite : Judy Blue Eyes ».

Laurel Canyon a rapidement vu l’émergence d’une nouvelle musique. Les nombreux groupes et artistes ont collaboré et vécu les uns avec les autres. Des centaines de singles, qui ont marqué l’histoire de la musique, ont été composés durant ces années. « California Dreaming » et « Monday, Monday » par The Mamas & The Papas, « Opening Farewell » par Jackson Browne, « Love Street » par Jim Morrison, « It’s Too Late » par Carole King,…

Frank Zappa, Glenn Frey et Don Henley (The Eagles), John Mayall, Chris Hillman et Roger McGuinn (The Byrds), Arthur Lee (Love), Judy Collins, Nick St. Nicholas (Steppenwolf), Micky Dolenz (The Monkees), The Doors,… La liste des musiciens à s’être installés à Los Angeles est considérable. Sans compter les groupes qui sont passés simplement pour l’ambiance : The Beatles, The Rolling Stones, The Yardbirds, The Animals,…

« J’avais l’impression d’être au nirvana » se rappelle Graham Nash. « J’étais amoureux de Joni Mitchell et nous vivions ensemble à Laurel Canyon. J’avais une nouvelle relation avec Crosby et Stills et la musique que nous créions m’électrisait au plus haut point. Faire partie de ce bouillonnement de créativité 12 heures par jour ? Ça a été une scène incroyable. »

« Echo In The Canyon », un documentaire produit par Jakob Dylan qui doit paraître ce 24 mai, raconte l’histoire de cette scène.

Parmi tous ces artistes, il y eut un photographe qui a immortalisé cette période : Henry Diltz.

Il faisait partie du Modern Folk Quartet, qui s’est installé à Laurel Canyon en 1966. Proche de Joni Mitchell et de David Crosby, le musicien achète un Kodak Pony et commence à photographier tout cet embrasement artistique. Nombre de ses photographies ont été utilisées par des magazines et comme jaquette pour des sorties de l’époque : « Desperado » des Eagles, « Morrison Hotel » des Doors, « Sweet Baby James » de James Taylor,… Comme l’avouait Gerry Beckley (America) : « Henry est passé maître dans l’art de capturer la vie ».

Outre Los Angeles, Diltz a également photographié les festivals de Woodstock, de Monterey,…

« Les jours se passaient toujours de manière différente » raconte le photographe. « Vous viviez simplement en voyant se dérouler une multitude d’événements. Un jour, Joni Mitchell est arrivée avec un jeune musicien anglais qu’elle avait rencontré à un concert. C’était Eric Clapton. »

« Est-ce que je savais que je photographiais l’une des scènes les plus importantes de l’époque ? Absolument pas ».

Si vous désirez avoir plus d’informations sur son travail, n’hésitez pas à consulter ses ouvrages : « California Dreaming : Memories and Visions of LA : 1966 - 1975 » (2007) et « Archive – Henry Diltz : From The Doors to Cobain – Four Decades of Music Captured by the Legendary Photographer » (2014).

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