Guitares… Et sexe ! 3

guitar story
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guitar story - © PeterAlbrektsen - Getty Images/iStockphoto

Plus qu’une alliance entre guitare et érotisme, le sexe s’est souvent retrouvé en chanson. Que ce soit de manière directe ou déformée, nous avons pu voir ensemble que ce mélange, tout comme le métier des professionnels du sexe, est pratiquement aussi vieux que le monde. C’est comme une vague sans cesse alimentée et l’île nue sur laquelle elle s’écrasera est encore loin d’être en vue.

Dès le début des années 50, les pionniers du rock n roll s’y plongèrent volontiers et vont même surfer dessus avec une envie féroce de provoquer les ligues de vertu, le King en tête, bien entendu, Elvis Presley avec ce que l’on a ironiquement surnommé 'Le Pelvis'. Il fut le premier à mimer l’acte sexuel et la masturbation sur scène, et à la télévision, dès 1956.

Des anecdotes de ce genre, il y en a un paquet. En voici un bref tour d’horizon :

Commençons même par Chuck Berry qui, rappelons-le, fut condamné à trois ans de prison, en 1961, pour avoir traversé plusieurs états américains en compagnie d’une fille de 14 ans pour avoir tenté de l’initier à la prostitution. Il était aussi un partouzeur invétéré que pas moins de 60 femmes avaient fait mettre en examen pour les avoir filmées à leur insu durant leurs ébats dans les sanitaires de son restaurant. Un pionnier du rock n roll, mais aussi de la 'sextape' vraisemblablement.

Little Richard, qui nous a quittés il y a quinze jours, avait aussi fait sienne la fameuse maxime : Sex, Drugs & Rock N'Roll et ce bien avant Ian Dury ou les Rolling Stones. Alcool et cocaïne ont longtemps accompagné ses tournées allant de pair avec une sexualité débridée sur laquelle il disait tout et son contraire. Côté familial son homosexualité, soupçonnée par son père, était inconcevable et ce malgré l'alcool de contrebande, et gestion de clubs, remplissaient la marmite. Hypocrisie de ce sacré puritanisme américain…

Son ambiguïté sexuelle, Little Richard l’entretint toute au long de sa vie. À travers ses costumes de scène, sa voix, mais aussi en se prétendant, selon les époques, hétérosexuel, homosexuel ou bisexuel, et évoquant ouvertement ce qu’il appelait ses 'orgies nocturnes'.

Dans ce domaine, on peut également octroyer une mention spéciale à Motley Crüe dont les membres, au sens propre comme au figuré, se sont régulièrement retrouvés en porn-stars bien malgré eux. Les premières scènes du biopic ''The Dirt'', sorti l’année dernière, en sont des exemples flagrants.

" ORGIES ! ORGIES !… NOUS VOULONS DES ORGIES ! "

Les Rolling Stones, que je nommais il y a quelques lignes, en organisèrent aussi dans leurs propriétés respectives entre les années 60 et 70. La Police s’invita même à l’une d’entre elles, non pas pour y participer bien entendu mais, elle y fut très surprise d’y rencontrer Marianne Faithfull avec une barre chocolatée dans la plus intime de ses parties. Un fait relaté par Keith Richards dans "Life", sa tumultueuse biographie parue en 2011.

Queen, quant à eux, font aussi figure de monarques au rayon du 'sexe festif'. Les orgies du groupe ont longtemps fait fantasmer la rumeur, comme celle de la release-party de l’album ''Jazz'', en 1978. Une fête énorme, donnée dans un vélodrome, et au cours de laquelle, paraît-il, des nains hermaphrodites, portant des plateaux remplis de cocaïne, se dispersaient parmi les invités tout en se mêlant à des strip-teaseurs transsexuels et autres mannequins faisant du vélo à poil. + Dixit ''Fat Bottomed Girls'' Freddy Mercury avait apparemment aussi un faible pour les personnes enrobées du popotin.

 

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