Golden Age Rock Festival : contrat rempli !

Golden Age Rock Festival: contrat rempli!
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C’est le sourire aux lèvres que nous revenons de cette toute première édition du Golden Age Rock Festival. Lancer un festival 100% Classic rock était déjà une très belle idée, mais qu’en plus, cela se passe en Wallonie, au cœur de la Cité Ardente, c’est la cerise sur le (très beau) gâteau.

Après Tygers of Pan Tang, Phil Campbell and the Bastard Sons, Vulcain, Channel Zero et Ross the Boss plays Manowar (retrouvez ici le compte rendu complet de la première journée du festival, par Cyril Wilfart), la deuxième journée a eu droit à son lot de grands noms sous un soleil généreux.

On a pu voir les très attendus Foghat, avec un line-up qui a dû s’adapter à plusieurs coups durs et s’en est tiré avec brio, Doc Holliday, Moxy (qui posait le pied pour la toute première fois sur le sol belge), le maestro de la guitare Uli Jon Roth, ravi de retrouver ses amis liégeois, Atomic Rooster (autre projet de Peter French de Leaf Hound, présent aussi au Golden Age 2019 – et qui selon l’avis de Jacques de Pierpont nous a renvoyé dans l’ambiance intacte des seventies), Robby Valentine plays Queen, Alain Pire Experience jouant à domicile, ainsi que le groupe d’after, Hernie Disco.

La troisième journée du GARF était déjà prometteuse à la lecture du line-up.

Pour commencer ce dimanche, un bon café, mais amélioré, avec les Belges d’Irish Coffee (actifs depuis 1970). Un démarrage qui a ouvert la voie à Pat McManus Band plays Mama’s Boys, de quoi savourer quelques doux souvenirs de cette époque où le frère de Pat, Tommy, était encore des nôtres.

Ensuite, un show qui n’arrivera plus nulle part ailleurs : Rudy Lenners Pictured Life with Friends. Une véritable rétrospective pour le batteur belge depuis Scorpions jusqu’à aujourd’hui, soit plus de 50 ans de carrière qui se terminent en apothéose ici à Liège, puisque Rudy Lenners arrête son parcours musical, du moins sur scène.

Une "retraite" décidée dans la joie et la bonne humeur (comme il l’expliquait à notre collègue Laurent Debeuf, lors de sa venue au studio de Classic 21 la semaine dernière) par le principal intéressé, qui a fait venir pour l’occasion tous les musiciens avec lesquels il a joué dans sa carrière, soit 15 musiciens en une heure vingt de show, un vrai challenge lancé par les organisateurs, Marc Tombal et Gauthier Henri.

Place ensuite à Heavy Pettin, les Ecossais produits par un certain Brian May… guitariste de Queen, 220 Volts, qui ont vécu longtemps dans l’ombre de leurs compatriotes d’Europe, et le groupe Angel, au logo lisible dans les deux sens (à l’endroit et à l’envers), découverts par Gene Simmons de Kiss, avec un hard rock imprégné de rock progressif qui est présenté, pour la première fois également, en Belgique.

Ils ont parfaitement préparé le public pour l’arrivée de celui qui était sans nul doute parmi les plus attendus, j’ai nommé Dee Snider.

Dee Snider, c’est l’énergie brute incarnée. A 64 ans, et trois ans après la séparation de son groupe Twisted Sister, il revenait l’an dernier avec un album solo "For the love of Metal".

Tout est dit dans ce titre : Dee Snider est tombé amoureux du metal quand il avait 10 ans et cette passion ne l’a jamais lâché. C’est donc avec un plaisir intact qu’il a proposé une heure trente d’un show survolté, enchaînant titres solo et de nombreux classiques de Twisted Sister, sans oublier quelques références à ceux qui sont partis : son batteur A.J. Pero, Freddie Mercury, David Bowie, Ronnie James Dio, ou encore Bon Scott. Un concert qui s’est terminé sur un medley de Real Wild Child (Wild One), I’m a Rocker et Rock and Roll (la setlist complète ici).

Et nous avons terminé la soirée et la première édition de ce Golden Age Rock Festival dans le glam et les paillettes d’Eagles Road, ce condensé liégeois du meilleur du hard rock FM des années 80. Des reprises "d’époque et en costume" qui sont mêmes passées par le prestigieux Festival de Montreux et qu’on pourra revoir lors de la Rando Cap 48 au Wex de Marche-en-Famenne le 7 septembre prochain !

Petite particularité du concert d’hier soir : le batteur du groupe s’étant blessé au dos, ce n’est autre que notre animateur/programmateur de l’émission Classic 21 Metal, Cyril Wilfart, qui a assuré tout le show à la batterie, au pied levé.

C’est donc un tout bon bilan pour ce lancement du festival wallon, et même si on peut regretter de ne pas avoir atteint un sold-out, l’indice de satisfaction du public présent était tel qu’on peut assurer, sans se tromper, que le contrat est rempli !

Vivement la deuxième édition l’été prochain !

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