Génération 21: Stoplight

Génération 21
Génération 21 - © Subjective Fantasy

Quatre, trois, deux... Et c'est bon comme ça! Stoplight tient sa formule. Comme sur un tandem. Compos en guise de vélo. Avec Mehdi Ouazza au chant et à la guitare. Antoine Dandoy, aux percussions, aux claviers et aux chœurs. Pour un projet à la croisée des feux de couleur. Le rouge pour le rock. L'orange pour la pop. Et le vert électronique. Fluorescent. Sans fioriture. De plus en plus pur.

Avant de découvrir Stoplight chez moi, planqué, je les ai appréciés sur scène. Toujours en fin de soirée. Dont une fois dardar, à Louvain-la-Neuve. "Le public idéal pour se lancer... Pour oser!", sourit Mehdi, à l'origine de Stoplight. "J'ignore si la quantité d'alcool ingurgité y est pour quelque chose ou non... Mais c'est très rare de se prendre un vent avec les étudiants! Alors on en profite pour tenter des trucs... Faire chanter le public... Ce qui n'était pas forcément dans nos habitudes au début." Les débuts, c'est 2012. Bruxelles. A quatre. Au fil des années, et déjà fort de deux EPs, le projet s'affine. Pour se concentrer, aujourd'hui, autour du duo Mehdi-Antoine/Ouazza-Dandoy. Et le premier de se remémorer... "Nous nous sommes rencontrés grâce au précédent projet, qui s'appelait Airplug. Mon chant n'était pas terrible à l'époque... Horrible, même! Antoine, qui est percussionniste, nous a rejoints aux claviers. Il joue aussi du piano mais il vient du classique. Il a tout appris avec nous sur le tas... Au niveau des effets etc. Des membres d'Airplug sont partis vers d'autres directions. Ca a marqué une transition musicale... Et nous avons changé de nom." Pour devenir Stoplight... Et non Spotlight! "C'est vrai que les gens fourchent souvent! On trouve ça plutôt marrant... En espérant que ça finisse par rentrer un jour ou l'autre!" Comme leurs compositions dans ma tête. Il y avait eu Nothing More, titre dynamique, au son Phénix, épinglé du premier EP pour un clip. Tremplin vers l'univers à la fois plus subtile et singulier du 2e et dernier EP. Qui commence par la fin. At The End. Intro haut perchée. Bien claquée. Avant la montée. La vague. Et l'écume teintée d'électro. Envie de se jeter à l'eau. Dans les arrangements épurés de Calling Kylie. Et si Kylie était de la partie? Figure imaginée. Fantasmée. Insufflée par des voix tapissées. Par des touches instrumentales bien placées. Personne n'en fait de trop. Interlude présageant le gallot. Running Still en deux parties. Sur fond de machine et de gazoline. Rien de rouiller, ni d'assécher. Besoin de se poser. De prendre le temps et d'apprécier. De rappeler que nous ne serons jamais des machines. Fiers et appréciés pour nos imperfections. Perfection in Heaven. Le reste n'existe que dans des sphères célestes. Roulement de guitare. Voix filtrée au talk-box. Nouveaux arrangements percutants. Entêtants. Je viens d'écouter, posé et d'une traite, le CD de Stoplight. Déjà tenté par un "Replaylight". Chapeau aussi à Tony, du Studio 5 à Liège, pour l'enregistrement. Sans oublier Benoit, un complice membre d'Ulysse, pour la réalisation d'un nouveau clip tout frais, "tout show"... Tourné dans l'ancien siège de la firme Solvay à Bruxelles. Désormais investi des mots et des dessins de Denis Meyers. Magnifiés par les pas de la danseuse Serena Alba. Rythmés par le son de Stoplight. A découvrir sur scène, toujours à Bruxelles, le 26 juin prochain. 

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