Génération 21: Ladylo

Ladylo
Ladylo - © Diego Crutzen

Ladylo. Un nom chantant et des gars enchantés : Clément, Félix, Vivian, Aurélien, Hugo… Deux frangins, cinq poteaux. Réunis autour d’un projet qui murit depuis l’été 2007. Hé oui. 8 ans déjà… Un p’tit enfant qui accouche (déjà !) d’un premier bébé. C’est pour le printemps. En attendant, tentative de flashs saisonniers. Autour d’un godet, non loin de la place Flagey…

Un " Murmure ". C’est le nom du bistrot. Une voix. C’est celle de Clément. Chanteur et traqueur d’instruments. De découverte de sons. A coups de microkorgs et de floor toms. Qui l’eut cru ? Eté 2007. Ladylo ne s’appelle pas encore Ladylo… C’était le temps des Crumble Pistoo’s. " Plus dur à assumer hein. " Ils n’étaient pas cinq, mais deux : Clément et Aurélien. Schéma guitare/voix. Façon Kings Of Convenience à l’adolescence. " Même si nous sommes plutôt des fans de la 1ère heure d’Arctic Monkeys. " Le brassage ne pouvait être qu’hybride.

Hiver 2015. Clément m’offre la première brassée. De quoi enrouiller nos cordes… Pour lui qui chante " à la limite d’hurler ". Sic. Hic. Et les autres, Clément… Tu les décrirais comment ? " Félix, " Flex ", " Le Tey ", c’est le frangin… De prime abord, le plus discret. En vérité, le plus timbré. Comme souvent… Vivian, " Viv ", c’est le plus grand. Très investi, très surprenant aussi… C’est le type qui va débarquer sur scène avec un t-shirt jaune et des lunettes roses. C’est une forte teigne… Un peu comme Aurélien, " Aurel ", " Le Mince "… Y s’la joue un peu. Lui, tu sais, c’est le mec qui est toujours persuadé d’avoir raison… Surtout quand il a tort. Puis y a Hugo, " Gras-Huge ", " Hulk "… Le dernier débarqué. Il s’est très bien intégré. Et pas seulement grâce à sa bagnole… Son vieux Volvo break fait de lui notre driver malgré lui. "

Au clavier, Félix. A la batterie, Vivian. A la guitare et au chant, Aurélien. A la basse, Hugo. Aux textes et au chant également, Clément. " Pour ce titre, Blue Blue Sky, je concède des paroles assez kitsch. " Raccord à l’image. Rassurons le lecteur anti-kitsch, ce n’est pas toujours le cas. " Les autres titres reviennent sur une promesse non-tenue (Blow), se révoltent contre un acte caché (Double Crime), s’adressent à une ancienne prof de bio (Shemale), tracent la route des excès (Ruby Road), s’interrogent sur la répétition de l’ivresse (City Symphony) ainsi que sur le dépassement des événements (Not a Gift)… " La musique au service du deuil pour aller de l’avant.

Automne 2012. Ladylo dégaine son stylo, goupille de nouvelles mélodies. Vers trois années de thérapie. Riches d’un 1er EP, enregistré avec les ouïes complices de Michaël Larivière (Studio 5) et de Charles De Schutter (Rec’n’Roll). Mais aussi de quelques jolies scènes : la Rotonde du Botanique, la Ferme du Biéreau, l’Inc’Rock Festival, Het Depot, à Leuven, dans le cadre de l’Humo’s Rock Rally et encore les fêtes de la musique à Andenne. " Les trois dernières années ont été assez chargées. Nous avons beaucoup appris. Le groupe a, je crois, gagné en maturité. Au fil du temps, nous tentons de fignoler notre son. Chacun y apporte sa contribution. Avec des influences musicales très variées… " En ressort, une pop originale, pas très éloignée de la nouvelle vague psyché californienne. Vague incarnée par des groupes comme Avi Buffalo, MGMT, Foxygen et autre Foster The People.

Foster The People par Ladylo. " Et c’est Diego qui assure notre suivi vidéo. " Pas de doute que l’endroit dans lequel nous sommes l’aurait inspiré. Un petit café-concert, plus long que large, à l’éclairage tamisé, assuré par une série d’ampoules fixées au bout de tiges de cuivres serpentant au-dessus de nos têtes, comme une plante grimpante cherchant la lumière du jour. Ce soir-là, c’est le groupe Koztar qui pose ses valises au pied de l’estrade. Et dans le bistrot des musiciens de Ladylo, qui pour se partager les planches ? " Oh, il y aurait sans doute Arctic Monkeys, dont je t’ai déjà parlé, les Strokes, The View, Fratelis, les Killers… Que des chouettes gars, quoi ! "

Printemps 2015. Saison d’un premier album à venir. " Une suite logique des trois dernières années. " Avec, toujours, cette intrigue quant à sa réception. " Nous nous demandons comment les gens qui nous connaissent vont l’accueillir… Comment ils vont vivre la transition entre le live et le studio. " Qui sait comme une City Symphony… Comme un lendemain de veille poétique. Une boucle suggérant la répétition de l’ivresse, musicale.

 

Et aussi

Newsletter Classic 21

Recevez chaque jeudi matin un aperçu de la programmation à venir.

OK