Geezer Butler rassemble ses souvenirs dans un livre sur Black Sabbath

Geezer Butler a profité du confinement pour lire énormément de livres. Mais pas uniquement ! Il a eu l’envie, à son tour, d’en écrire un et d’y consigner tous ses souvenirs liés à sa vie et à son groupe Black Sabbath.

"Je suis en train de préparer un livre sur mon enfance à Aston, Birmingham, et sur la naissance de Black Sabbath. J’apprécie beaucoup cette sorte de retraite pendant laquelle rien ne m’est imposé. Je n’ai rien de précis à faire, ni nulle part où aller, et c’est un vrai soulagement après avoir été si souvent loin de la maison pendant presque 50 ans."

Vous le savez, 2020 est une année importante pour les fondateurs du heavy metal. Il y a 50 ans sortait leur tout premier album, suivi, la même année, de "Paranoid." "Je suis heureux de voir ce que nous avons accompli. 50 ans plus tard, même nos deux premiers albums tiennent encore la route. A l’époque, les groupes étaient plus éphémères, on ne pensait absolument pas durer aussi longtemps. Même les Beatles : tout le monde pensait qu’ils seraient oubliés après leur séparation. Mais la nostalgie l’a emporté."

Geezer Butler a mené une enfance paisible à Aston, supportant avidement l’équipe de football locale, Aston Villa, qui s’entraînait dans sa rue. Sa famille vivait près de l’église et son éducation était catholique. Il appréciait alors de pouvoir aller partout à pieds : "Nous n’avions pas de voiture quand j’étais petit. Tout était tellement proche à Aston, ce n’était pas nécessaire, et ça m’allait très bien."

"Il y avait aussi des épaves de voitures carbonisées dans lesquelles nous jouions, et une usine de l’autre côté de la route. On entendait les bruits chaque jour, mais quand vous l’avez toujours connu, ça ne vous étonne pas. Tout vous paraît normal. Je n’avais aucune raison de quitter Aston, même si nous allions parfois dans la ville natale de mes parents, à Dublin. Nous allions rendre visite à mes oncles et tantes, et à ma grand-mère. C’était un peu nos vacances."

On apprenait récemment l’arrivée de boots aux couleurs des deux premiers albums de Black Sabbath.

Nous avons célébré sur Classic 21 les 50 ans de "Paranoid" dans l’émission Classic 21 Metal à réécouter ici. Mais ce n’est pas tout : notre Coach 21 de la semaine analysait en détail un des titres cultes qui y figure, "Iron Man", où Black Sabbath crée un antihéros afin de venir en aide aux parias de notre société. Nous vous avions déjà expliqué en profondeur la plage titulaire de l’album, "Paranoid", à redécouvrir ici.

Laurent Rieppi vous propose, quant à lui, la genèse et la réalisation de "Paranoid" dans un dossier complet à lire sur notre site web.

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