Don Henley : "c'est une relique de l'époque MySpace dans un monde TikTok"

Don Henley :  "c'est une relique de l'époque MySpace dans un monde TikTok."
Don Henley : "c'est une relique de l'époque MySpace dans un monde TikTok." - © Ethan Miller - AFP

Don Henley des Eagles s'est exprimé auprès du Congrès ce mardi, l'exhortant à renforcer urgemment les règles anti-piratage en ligne.

L'audience était organisée pour réfléchir aux changements possibles concernant la Loi sur les droits d’auteur numériques de 1998, et Don Henley a évoqué spécifiquement la nécessité de mettre à jour ce système d’" avis et retrait " de la DMCA. 

Ce processus permet aux titulaires de droits d’auteur d’envoyer un avis de retrait aux sites Web ou aux services lorsqu'ils utilisent leur contenu sans permission. La partie fautive peut alors soit se conformer sans conséquences, soit risquer une action en justice.

Mais pour Don Henley, ce système n'est plus viable : "c'est une relique de l'époque MySpace dans un monde TikTok." Il a fait valoir dans ses observations que le déluge actuel de contenu téléchargé sur Internet chaque jour rend pratiquement impossible la lutte des artistes contre la violation du droit d’auteur, et que pour " chaque lien ou fichier contrefait retiré, une douzaine d’autres apparaissent à sa place ".

Il a aussi ajouté: "Vu les procédures désuètes dictées par le DMCA, les services Internet, avec une surveillance et un contrôle clairs du contenu affiché sur leurs sites Web, continuent de monétiser et de percevoir des recettes publicitaires sur les vidéos contenant de la musique, même après qu'elle a été signalée par le créateur de musique comme une violation. En quoi est-ce équitable? " 

Au cours de l’audience, un groupe bipartite de sénateurs a semblé convenir que les lois sur le droit d’auteur devaient être mises à jour. " La piraterie est devenue plus facile, plus rapide et beaucoup plus courante ", a déclaré le président Thom Tillis, républicain de la Caroline du Nord. " Le système actuel ne fonctionne plus et c'est même un échec lamentable. "

Don Henley explique que les sites Web sont plus que capables de surveiller la violation du droit d’auteur et de fournir aux propriétaires de contenu des outils plus efficaces, mais choisissent activement de ne pas le faire. " Ces géants de la technologie craignent que le blocage du contenu contrefait réduise le trafic et que cette réduction du trafic diminue leurs revenus publicitaires ", a-t-il déclaré. " Au lieu de se concentrer sur les améliorations de la plateforme qui favorisent la satisfaction des consommateurs, ils comptent sur le matériel protégé par le droit d’auteur, qu’il soit sous licence ou non, pour maintenir la participation des consommateurs. Avec le DMCA comme couverture, ces entreprises n’ont tout simplement aucune incitation à améliorer ces mesures de protection technologiques. "

Face à Don Henley, l’audience a accueilli le témoignage de Jonathan Berroya, PDG du groupe de lobbying technologique Internet Association. Il a affirmé que la " grande majorité " des violations du droit d’auteur se produisent sur les plateformes technologiques étrangères, et que les entreprises technologiques et celles de l’industrie du divertissement devraient se réunir pour trouver une solution.

 

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