David Gilmour gagne (enfin) son procès contre la SNCF

Cette fois, la justice a tranché : David Gilmour a le droit d’utiliser le jingle de la SCNF dans son titre "Rattle That Lock".
 
Le 15 juin 2021, le musicien a gagné son procès en appel contre le créateur du célèbre jingle utilisé pour les annonces en gare partout en France.
 
Souvenez-vous, en 2015, David Gilmour avait été inspiré par le jingle de la SCNF pour son morceau "Rattle That Lock".
Si son auteur était d’abord flatté, il avait ensuite retourné sa veste et assigné l’ex-Pink Floyd en justice. C’est le fameux jingle que l’on peut entendre dans les gares françaises qui a été l’une des sources d’inspiration de Gilmour.

Pour faire les choses dans les règles, David Gilmour contacte à l’époque le créateur du jingle, Michael Boumendil, fondateur de la société Sixième son. L’homme d’alors 44 ans a créé il y a plus de 20 ans son entreprise de communication sonore, et c’est lui qui est à l’origine du jingle de la SNCF.

Ce dernier s’en félicite à l’époque, dans les nombreuses interviews consacrées à cette "belle histoire".

Le guitariste raconte qu’il attendait son train Gare du Nord lorsqu’il a entendu le fameux "Tam dam da da" en Do, Sol, La bémol et Mi bémol. "Ça groove", pense alors Gilmour qui s’empresse de saisir l’enregistreur de son téléphone portable puis attend qu’une nouvelle annonce retentisse dans la gare.

 

"David Gilmour qui m’invite à participer à son nouvel album, c’est un peu Yves Saint-Laurent sollicitant la collaboration d’un jeune styliste inconnu du grand public", explique Michaël Boumendil.

Les deux hommes ont ensuite échangé les maquettes du titre "Rattle That Lock" (qui sera aussi le nom de l’album) par l’intermédiaire de coursiers. Il fallait surtout éviter les fuites sur internet.

Comme l’écrivait Magali Rangin de BFM en novembre 2019 : " Mais aujourd’hui, rien ne va plus entre l’auteur du jingle de la SNCF et l’ex-Pink Floyd David Gilmour, qui a utilisé les quelques notes diffusées dans toutes les gares de France. L’affaire a été portée par les tribunaux et n’est toujours pas réglée. Tout avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices."

"Un contrat avait été signé entre la société de David Gilmour et Sixième Son. La SNCF donne également son accord pour l’utilisation du morceau. Tout au long du processus créatif, David Gilmour tient Michael Boumendil au courant, l’invite à Londres sur la péniche qui lui sert de studio, en juin 2015, pour lui faire écouter la chanson finale. Le créateur du jingle semble heureux de la collaboration.

Pourtant, après la sortie du single "Rattle That Lock" en juillet 2015, Michael Boumendil change de ton et en décembre 2016. Alors que le morceau cartonne, il assigne en justice la société de David Gilmour, au motif qu’il a utilisé non pas les notes du jingle, mais le son que diffuse la SNCF dans les gares. Des avocats sont engagés des deux côtés et Sixième Son réclame 450.000 euros.

Si le tribunal a tranché en mai 2019 contre Michaël Boumendil, rejetant les accusations de contrefaçon et le condamnant à rembourser les frais de justice engagés par David Gilmour, l’affaire n’est pas terminée pour autant, puisque le plaignant a déposé un appel. "

L’affaire est maintenant close : le 15 juin 2021, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement de première instance et débouté une nouvelle fois Michaël Boumendil, le condamnant à verser à David Gilmour la somme de 10 000 €, correspondant aux frais de justice.

 

La raison ? Les magistrats soulignent que le contrat conclu entre le guitariste britannique et compositeur français stipule que David Gilmour est " autorisé à intégrer le sample, à le modifier et à l’exploiter ".

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