Comment les réseaux sociaux luttent contre les intox sur le coronavirus

chronique economique
chronique economique - © Tous droits réservés

C’est une bonne nouvelle : les réseaux sociaux prennent des mesures pour lutter contre les fausses informations relatives à l’épidémie de coronavirus. Car, non, boire de l’eau de javel pour se protéger n’est effectivement pas une bonne chose.

Les utilisateurs de réseaux sociaux et en particulier du premier d’entre eux, Facebook, ont lu beaucoup de choses bizarres ces derniers temps. Ils ont appris, par exemple, que pour se soigner contre le coronavirus, il fallait boire de l’eau de Javel. D’autres ont appris que la ville de Paris était mise sous quarantaine.

Vous l’aurez compris, les fausses informations, les infos bidon, tronquées ou les remèdes miracles pullulent en ce moment sur le web depuis la découverte de cette épidémie de coronavirus.

Mais, cette fois-ci, les réseaux sociaux ont décidé de ne pas se retrouver pointés du doigt par les autorités gouvernementales.

C’est la raison pour laquelle Facebook et d’autres réseaux sociaux ont mis en place des mesures pour décourager la propagation d’informations toxiques ou d’autres théories du complot.

Mes confrères des Echos précisent que Facebook va par exemple bloquer ou au minimum restreindre les hashtags utilisés pour diffuser ces rumeurs. Mais il ne suffit pas de bloquer ou de restreindre les fausses informations, il faut aussi pousser en avant les bonnes informations, celles des autorités sanitaires publiques ou privées reconnues officiellement.

Au-dessus du fil d’actualité des utilisateurs de Facebook, un message est ainsi indiqué en suivant les indications données par l’OMS, l’Organisation mondiale de la Santé. Et puis, ça, c’est aussi une belle démarche, Facebook a donné des crédits publicitaires gratuits aux organismes de santé pour leur permettre de faire circuler leurs messages d’éducation face au danger du coronavirus.

Bien entendu, Facebook n’est pas le seul réseau social à agir de la sorte, Instagram, très prisé des jeunes et appartenant aussi à Facebook prend des mesures similaires.

Malheureusement, toutes ces mesures sont excellentes, mais il reste des zones d’ombre. C’est le cas, selon Les Echos, des informations partagées sur des groupes privés qui par définition ne peuvent pas être vérifiées par Facebook. Hélas, c’est souvent dans ces groupes privés qu’on retrouve un maximum de théories du complot ou de propagations de fausses informations.

Il ne faut pas non plus céder à la panique : les médecins vous le diront, les maladies infectieuses font très peur, mais elles sont moins mortelles que par le passé. Jusqu’à présent, nous avons pu toutes les endiguer : n’oubliez pas qu’en 35 ans, nous avons vu la crise de la vache folle, de l’anthrax, du SRAS, des grippes aviaires et de tas d’autres virus.

Pour chacune de ces épidémies, il y a eu très peu de morts en occident. Alors, c’est vrai chaque mort est un mort de trop, mais il est aussi vrai qu’il est trop tôt pour savoir si le coronavirus sera mortel à grande échelle ou pas. Pour l’instant, sa mortalité demeure faible, soit autour des 2% de cas diagnostiqués. Même s’il faut toujours rester très prudent et ne pas baisser sa garde, il faut aussi rappeler comme le font certains médias, que la simple grippe fait et a fait plus de dégâts que toutes ces épidémies que j’ai citées il y a quelques instants.

Prudence donc, mais pas de panique et surtout pas de théories du complot !

Newsletter Classic 21

Recevez chaque jeudi matin un aperçu de la programmation à venir.

OK