Classic 21 au Graspop : le récap du dernier jour

Classic 21 au Graspop : le récap du dernier jour
41 images
Classic 21 au Graspop : le récap du dernier jour - © Faye Wolfs

Déjà le troisième et dernier jour de cette grand-messe belge du metal !

Pour la deuxième année consécutive, le festival était sold-out, avec 50.000 places vendues pour chaque journée. La météo a été plus que clémente et on appréciera particulièrement le soin apporté au son cette année, sur toutes les scènes, apportant encore un plus grand confort d’écoute.

Une journée un peu bousculée en ce qui nous concerne puisque plusieurs interviews n’ont finalement pas abouti. Plusieurs auditeurs croisés sur la plaine nous demandaient d’ailleurs comment cela se passe pour rencontrer les artistes. Eh bien, ce n’est pas toujours simple, d’autant que plusieurs d’entre eux ne souhaitent pas toujours faire de la promotion. Ce qui est leur droit le plus strict.

Nous avons donc dû faire le deuil des interviews prévues avec Whitesnake, Rob Zombie, et Kiss. Mais cela nous a permis d’aller voir des concerts et de profiter pleinement de la venue de Def Leppard dans notre studio éphémère.

Vivian Campbell et Phil Collen, les deux guitaristes du groupe britannique, ont partagé un moment avec nous sous la canicule de ce beau dimanche, évoquant les futurs projets du groupe, mais aussi l’intronisation récente au Rock and Roll Hall of Fame, la sortie du 2e volume de leur box vendredi, ou encore la santé de Campbell. Vous trouverez les détails de cette interview ici.

Côté concerts, la programmation était plus qu’alléchante aujourd’hui encore : dès notre arrivée sur le site, les titres joués par le groupe FM ont donné le ton. Il y aura aussi du glam, du rock, et du hard-rock pour ce troisième jour.

Dans le metal dome, après les thrasheurs espagnols de Crisix, Orange Goblin a apporté une touche plus lourde et stoner, ce qui avait un peu manqué finalement à l’équilibre général. Ils céderont ensuite la place à Nashville Pussy, qui insufflera l’élan rock’n’roll bien nécessaire sous la chaleur écrasante des tentes.

Cliquez sur une image pour voir la galerie complète.

Uncle Acid & the Deadbeats, le groupe américain Living Colour (qui venait pour la première fois, depuis leur formation en 84), Kvelertak et Hawkwind (groupe dans lequel passera un certain Lemmy Kilmister…) compléteront la programmation du jour.

Sur les mainstages, Inglorious, Deadland Ritual (le nouveau groupe de Geezer Butler de Black Sabbath), et Delain ont préparé le public pour l’arrivée des Français de Gojira. Première constatation, quel que soit le lieu, quelles que soient les conditions, le groupe est d’une régularité fascinante : toujours excellent.

Et le concert au Graspop n’a pas dérogé à la règle : une setlist quelque peu en attente déjà de nouveaux titres (l’album devrait arriver cette année), mais un set parfait de bout en bout, qui a littéralement emmené la foule. On notera une hausse de température supplémentaire pour les fans des premiers rangs, grâce à la pyrotechnie, qui a (heureusement !) épargné le guitariste Christian Andreu cette fois-ci (il avait été légèrement brûlé récemment sur scène).

Autre montée en puissance grâce aux shows de Rob Zombie et In Flames également cette après-midi, avant de revenir au glam et de retrouver, avec bonheur, David Coverdale et son projet Whitesnake.

Alors, bien sûr, à 68 ans, la voix de David Coverdale n’assure plus toutes les notes (si) haut perchées, et manque peut-être d’assurance sur certains morceaux/couplets. Mais le musicien refuse tout artifice de ce côté-là : son guitariste Reb Beach (qui joue également avec Winger) expliquait récemment en interview que beaucoup de groupes utilisent des backing vocals enregistrés pour soutenir la voix des chanteurs en live. Et si Winger utilise volontiers ce processus, David Coverdale le refuse en bloc, préférant assumer l’évolution naturelle de sa voix, et laissant volontiers le public chanter certains moments à sa place.

On note aussi la récurrence des solos pendant le concert. De guitare, de batterie,… peut-être là aussi une occasion de se " ménager " quelque peu en cours de show. Quoi qu’il en soit, le plaisir reste intact et nous avons passé un très bon moment avec Whitesnake.

Même sensation avec les 75 minutes de Def Leppard. Parce que, même si vous ne le savez pas, en fait, vous connaissez beaucoup de titres de Def Leppard. Et les retrouver sur scène en pleine forme a fait visiblement très plaisir au public massé devant eux. La formule est constante, rodée, efficace, véritable machine de scène. Les gars tournent depuis plusieurs décennies, mais ils aiment insuffler de nouvelles choses, de nouvelles compositions, et prennent toujours un plaisir palpable à être sur scène.

Sabaton a ensuite proposé un show très attendu par les fans venus nombreux, au vu des t-shirts croisés sur la plaine depuis le matin. Le groupe a eu un week-end chargé : ils ont remplacé au pied levé, Manowar à l'affiche du Hellfest. Eux qui avaient déjà joué jeudi soir dans le cadre du Knotfest, ont été appelés en dernière minute pour assurer 1h30 de show et consoler les fans déçus. Si la voix de Joakim Broden avait souffert de la double prestation improvisée, le show de dimanche soir n'a été nullement terni. Il avait pu récupérer suffisamment pour combler le public belge à son tour.

Et c'est tout en paillettes et en strass que cette édition 2019 s'est terminée. Une " double-fin " puisqu'il s'agissait aussi du tout dernier concert de Kiss en Belgique, en tournée d'adieu actuellement. Retrouvez ICI les détails de cet ultime concert.

On retiendra beaucoup de positif de cette édition 2019, bravo à l'organisation pour une multitude de détails qui ont rendu le festival agréable à vivre. Le rendez-vous est déjà pris pour l'année prochaine !

Quelques photos d’ambiance

Newsletter Classic 21

Recevez chaque jeudi matin un aperçu de la programmation à venir.

OK