Classic 21 au Graspop : le récap du 1er jour

Classic 21 au Graspop: le récap du 1er jour
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Classic 21 au Graspop: le récap du 1er jour - © Tous droits réservés

Attendu depuis des mois par tous les amateurs du genre, le Graspop 2019 a déjà tenu ses promesses pour le premier jour.

Soleil, ambiance, musique, bonne humeur, et quelques coups de soleil au passage,… un jour 1 – sold out, lui aussi – qui a vu passer des styles multiples sous les yeux d’un public varié.

Il faut dire que la programmation de ce vendredi était éclectique, de Testament (avec la voix inimitable de Chuck Billy) à Carpenter Brut (le projet du français Franck Hueso), de Stone Temple Pilots (et le nouveau chanteur, Jeff Gutt) au hardcore d’Hatebreed, du doom suédois de Candlemass aux Allemands d’Eisbrecher, en passant par les Anglais d’Architects et les Finnois de Children of Bodom

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Les cinq scènes ont vu se succéder de nombreux groupes d’origine et de styles divers : Crowbar (et son attachant chanteur Kirk Windstein, qu’on a ensuite vu dans le public devant Lynyrd Skynyrd), Death Angel, Eagles of Death Metal, The Hu, Like a Storm, Cult of Luna, Whitechapel, les Belges de Wiegedood, les norvégiens de black indus Mysticum, les efficaces Municipal Waste, Combichrist,…

Et en têtes d’affiche : Glenn Hughes performs Classic Deep Purple Live (avec cette voix sidérante malgré les inquiétudes liées à ses récents soucis de santé et un look 70s parfaitement dans le thème), Anthrax, Amon Amarth, Lynyrd Skynyrd, Within Temptation, et Slayer.

En cours de journée, avec l’équipe de Classic 21 Metal, nous avons eu l’occasion de rencontrer trois d’entre eux.

Sharon den Adel de Within Temptation a été la première à venir nous voir en studio, et après avoir confirmé son bonheur intact de se produire sur scène, elle a prouvé une nouvelle fois son grand professionnalisme et l’efficacité de ses shows en live. A 45 ans, elle est aujourd’hui plus incisive dans ses textes et assume un côté " mainstream " de son style musical. Elle s’est un peu éloignée des sonorités du début, mais la recette fonctionne bien et le public du Graspop l’a confirmé. Une heure trente de show bien ficelé, de scénographie soignée, d’une générosité à l’image de celle qui mène ce projet depuis plus de 20 ans maintenant.

Scott Ian est lui aussi venu nous parler, en toute simplicité, de sa carrière avec Anthrax. Nous avons rencontré un homme disponible, agréable, et très profondément heureux de faire ce qu’il aime. C’est ce qui transparaissait aussi du show, qui a eu lieu ce vendredi à 18h15 sur la MainStage. On connaît l’énergie d’Anthrax, et les fans n’ont pas été déçus ! Sur une setlist soigneusement choisie, truffée de hits, Joey Belladonna a survolé l’exercice vocalement, alors que Scott Ian haranguait la foule comme il sait si bien le faire.

Ce sont ensuite deux des musiciens d’Amon Amarth qui ont partagé quelques mots avec nous. Il faut le dire, les Suédois sont peu loquaces, mais en les voyant sur scène, on pourrait se dire que " tout est dit " : efficacité scandinave, imagerie grandiose, voix death monumentale, même si le nouvel album " Berserker " sorti début mai assume ses influences plus classiques du heavy metal, dans la fibre d’Iron Maiden, d’après le guitariste Johan Soderberg.

De retour sur la plaine, nous avons ensuite eu droit hier à l’événement pour tous les fans de Lynyrd Skynyrd, une venue attendue depuis 22 ans pour certains ! Le groupe n’était plus venu en Belgique depuis 1997 à l’Ancienne Belgique. Une vague de pur son US qui est venue se poser sur la foule en ce début de soirée, mettant d’accord plusieurs générations de mélomanes. Ils ont joué une setlist sans grande surprise, mais qui a littéralement inondé de joie le public qui s’était très clairement déplacé pour eux.

Et puis, ce que de très nombreux festivaliers attendaient ce vendredi soir : les adieux de Slayer au public belge. Nous en avions discuté avec Scott Ian d’Anthrax en journée, c’est difficile d’imaginer que ces colosses vont tirer leur révérence après des décennies de tournée et surtout, alors qu’ils sont encore en véritable forme. Parce qu’ils le sont ! Tom Araya, svelte, la voix en maîtrise permanente, incisive et percutante comme toujours… Kerry King, à la guitare, qui joue avec Tom depuis 38 ans (!!), Gary Holt qui les a rejoints en 2011, et Paul Bostaph, l’actuel batteur. Ils sont venus tant de fois en festivals, en concerts,… c’est comme si leur présence était acquise, comme s’ils seraient toujours là. Mais voilà, ils en ont décidé autrement, et si cette tournée s’avère être effectivement la dernière, ils quitteront définitivement le territoire européen lors d’un ultime concert à Stuttgart le 3 août.

C’est donc avec une certaine fébrilité que le public s’est massé autour de la mainstage, pour profiter, jusqu’à la dernière note de ces moments offerts par les Américains.

Au menu, une setlist qui est montée en puissance en cours de concert, ouvrant avec la plage titulaire de " Repentless " (le dernier en date), pour se terminer par les titres incontournables de leur répertoire (Raining Blood, South of Heaven, Angel of Death, Hell Awaits, le magnifique Seasons in the Abyss, ou encore Hell Awaits).

Des morceaux qui ont résonné tard sur la plaine, jusqu'à 1h du matin, cette heure qui a donc sonné le glas des concerts de Slayer chez nous. On a d'ailleurs senti une émotion palpable de la part de Tom Araya lorsque, plusieurs minutes après le dernier titre, il est revenu sur scène pour saluer les fans rassemblés. " I'll miss you, guys " a-t-il dit, d'une voix qui laissait transparaître un coeur gros. Merci à vous les gars, pour cette soirée et pour toutes les autres, surtout !

Quelques photos d'ambiance:

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