Billy F Gibbons "Pearly Gates", la Gibson Les Paul 1959, épisode 4

Billy F Gibbons
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Guitar Story une dernière fois consacré à Paerly Gates, cette fameuse Les Paul standard de 59 dont Billy Gibbons masse paresseusement les cordes de puis 4 décennies et qui est, je le précise, l’instrument fétiche du rockeur si attachant et si énigmatique. Fétiche donc, mais le mot est encore faible. Car pour lui et pour ceux qui ont déjà eu la chance de la jouer, sa bien-aimée " Pearly Gates ", parmi toutes les Les Paul 59, est en quelque sorte le sommet de la pyramide.

Alors, est-ce un heureux hasard ou peut-être, comme il le pense, fut-elle fabriquée un jour béni où le bois était parfait, la colle savamment dosée, et les micros parfaitement bobinés ?... Allez savoir !

Puisqu’en plus lorsqu’il en parle, notre barbu texan garde toujours un petit côté insondable. Tout comme d’ailleurs, lorsqu’on l’interroge sur son incroyable collection de guitares, dont il dit ne pas connaître le nombre exact. Une collection inestimable et qui est conservée dans des conditions semblables à celle des grands vins, avec un système d’air conditionné s’il vous plait. Sauf qu’en guise de cave, c’est dans un hangar que Billy entrepose toutes ses merveilles. En tous cas en ce qui concerne son fief de Houston, car il en à certainement encore ailleurs.

Bref ! Une pléthore de six cordes en tout genre où ce mélange des pièces rares et autres excentricités farfelues comme : des grattes avec écrans de télévisions ou carrément des néons intégrés, d’autres en forme de réfrigérateur ou de voiture, ou encore les fameuse " Fur Guitares ", vous savez ces guitares à fourrure blanche que l’on voit notamment dans la vidéo "Legs".

Et donc même si à l’heure actuelle lorsqu’il est en tournée, notre révérend s’affiche de plus en plus avec des modèles Gretch Billy Bo dont je vous parlerai une autre fois, l’âme de Pearly Gates n’est pourtant pas très loin. En effet, en coulisses Sammy Sanchez son guitare tech, pilote un rack dans lequel parmi les préamplis on trouve un drôle d’appareil qui est en fait un analyseur de spectre sur lequel a été dessiné au Tipp-Ex, la courbe sonore de Miss Pearly. Ainsi, chacune des guitares de Billy passe par cet engin, de même que par un égaliseur digital de tel sorte que, même si Gibbons joue sur une Gretsch, une Télécaster, ou une Les Paul, toutes auront une sonorité la plus proche possible de sa Les Paul 59.

Puisque comme je vous le disais "Miss Pearly Gates", de par sa préciosité se fait évidemment excessivement rare sur scène, d’ailleurs Billy se repose d’avantage sur des reproductions à s’y méprendre, réalisées par le custom shop de Gibson. Tandis que dans les années 90 (et là, ça peut surprendre), il s’était plutôt tourné vers de simples copies Les Paul, fabriquées au Japon par la marque Tokai.

Pour mettre tout cela en musique, et même si notre révérend a eu la chance de jouer sur à peu près tout ce qui existe en terme d’amplis, il n’en est pas moins friand du son des bons vieux Marshall, couplé à des pédales généreusement FUZZ. Dans les 90’s par exemple il utilisait l’Expandora, une sorte de petite boite ronde, mais qui crache une distorsion diabolique, à en lui hérisser les poils de barbes.

Par contre à l’heure actuelle sur scène il est impossible de ne pas remarquer les murs d’enceintes CRATE avec qui il a collaboré pour créer la série "V". Mais ce ne sont que des enceintes de retour pour lui et Dusty Hill, alors que derrière c’est assurément du Marshall sous toutes ces formes. Bref une bonne Les Paul et un bon Marshall, soit une des recettes de base du Rock N Roll, mais qui n’a jamais trompé ses adeptes.

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