BEST OF: David Bowie - 10 albums phares

Hunky Dory (1971)

 

C’est un Bowie encore inconnu du grand public qui va sortir ce véritable chef-d’œuvre des années 70. "Hunky Dory" est un album particulièrement abouti et mature pour un musicien qui n’a alors que 24 ans. C’est sur celui-ci que l’on retrouve des futurs classiques tels que "Changes" ou encore "Life on Mars". Mais "Hunky Dory" est aussi un album hommage. Bowie célèbre ici le monde d’Andy Warhol (sur le titre… " Andy Warhol ") mais aussi l’univers de Lou Reed et du Velvet Underground ("Queen Bitch") ou encore de Bob Dylan ("Song for Bob Dylan"), l’un de ses mentors. Produit de main de maître par Ken Scott, connu aussi pour son travail avec les Beatles, Supertramp ou encore Elton John, "Hunky Dory" est un album absolument indispensable.

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BEST OF David Bowie: 10 albums phares © Tous droits réservés

Aladdin Sane (1973)

 

Second volet des aventures de Ziggy Stardust et de ses Spiders from Mars, "Aladdin Sane" marie avec subtilité rock, pop et jazz expérimental. Le solide "backing band" de Bowie période Ziggy est ici renforcé par la présence du pianiste Mike Garson qui se lance dans l’une des improvisations musicales les plus aventureuses de l’histoire du rock sur la page titulaire "Aladdin Sane". Au rayon des classiques, on retrouve ici "The Jean Genie" ou encore la reprise très à propos du "Let’s Spend The Night Together" des Rolling Stones. Des titres comme "Time" ou encore le superbe "Lady Grinning Soul" – hommage à la chanteuse de soul Claudia Lennear – nous emmènent dans des ambiances de cabaret, sombres, intimistes et parfois décadentes.

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Heroes (1977)

 

Second volet de ce que l’on considérera ensuite comme la "trilogie berlinoise", "Heroes" est le seul album de Bowie à avoir été entièrement réalisé à Berlin (enregistrement et mixage compris). Si la plage titre n’est plus à présenter, "Heroes" est un album particulièrement ambitieux dans lequel Bowie va dépasser les limites des sonorités pop et rock pour s’aventurer vers des textures plus aériennes et atmosphériques. "Moss Garden" et "Neuköln", plages instrumentales cosignées avec Brian Eno, sont très à l’avance sur leur temps. Sur l’ensemble de l’album, le guitariste Robert Fripp (King Crimson), pousse les limites techniques de son époque pour ouvrir les voies à des sonorités inédites. Une véritable révolution musicale.

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Low (1977)

 

Premier album de la "trilogie berlinoise", "Low" a été en fait enregistré essentiellement en France, au château d’Hérouville, dans le département du Val d’Oise, et mixé à Berlin. Cependant, l’ambiance, les compositions de l’album sont empreintes de l’expérience de Bowie et de son ami Iggy Pop, qui, depuis 1976 se sont retranchés dans la ville allemande afin de se ressourcer après des années d’excès à Los Angeles. Le rock allemand expérimental, que l’on étiquettera plus tard "Krautrock", a alors une grande influence sur la musique de Bowie. Des formations tels que Can, Neu !, Kraftwerk ou encore Tangerine Dream auront un impact important sur le musicien et cette incroyable nouvelle métamorphose musicale qu’il entame sur cet album.

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Station To Station (1976)

 

Station To Station est indubitablement l’un des chefs-d’œuvre de David Bowie. C’est également un album particulièrement complexe à définir. On y retrouve déjà des influences du rock allemand expérimental "Krautrock", mais aussi encore des influences de musique soul voire de rock progressif (la plage titulaire "Station to Station"). L’album marque aussi la période du "Thin White Duke", ce personnage quelque peu rachitique, inspiré du cabaret allemand ainsi que du personnage extraterrestre Thomas Jerome Newton que Bowie incarnera dans le film "The Man Who Fell to Earth" (1976). Si Bowie ici se montre particulièrement créatif et enchaîne des classiques tels que "TVC 15", "Golden Years" et le groovy "Stay", il est personnellement au bout du rouleau. Après de très nombreux mois d’excès en tous genres lors de sorties à Los Angeles, sa santé en prend un sacré coup. Le superbe "Word on a Wing", se veut d’ailleurs une sorte d’appel à l’aide d’un artiste qui est en train de plonger dans la folie…

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Diamond Dogs (1974)

 

“This ain’t rock’n’roll, this is genocide”, c’est ainsi que commence l’album “Diamond Dogs”, une production très attendue par les fans en cette année 1974. Après avoir "suicidé" son personnage de Ziggy Stardust lors d’un concert d’adieu mémorable le 3 juillet 1973 à l’Hammersmith Odeon, le public se pose des questions. Quel sera l’avenir de Bowie et des Spiders from Mars ? Est-ce vraiment la fin ? En tout cas, c’est la fin de l’aventure pour une bonne partie des musiciens qui l’accompagnent depuis quelques années. En effet, après l’enregistrement de l’album de reprise "Pin Ups" (octobre 73) chacun ira vers d’autres horizons musicaux. Bowie, lui, prépare son retour. Son objectif est de fonder un nouveau groupe et de proposer une comédie musicale basée sur le livre d’anticipation "1984" de George Orwell. Malheureusement pour lui, les héritiers lui refusent les droits de l’adaptation de l’œuvre. Pas grave, Bowie va contourner la loi et sort un superbe album concept, partiellement inspiré par l’œuvre d’Orwell, tout comme la tournée qui suivra d’ailleurs. Chose rare, Bowie n’engage pas de guitariste ici et assure seul l’instrument. S’il n’est pas le meilleur guitariste, il assure ici en s’entourant de certains de meilleurs musiciens studios de l’époque (parmi lesquels le bassiste Herbie Flowers, bassiste/contrebassiste du célèbre "Walk on the Wild Side" de Lou Reed). Outre le "single" Rebel Rebel, on retrouve ici notamment une "suite musicale" de très grande qualité composée des titres Sweet Thing/Candidate/Sweet Thing (reprise), dans laquelle ambiance soul et rock progressif fusionnent à merveille, le tout porté par un jeu de piano très inspiré signé Mike Garson, le seul " rescapé " de l’ancienne équipe de Bowie.

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Blackstar (2016)

 

"Blackstar" a surpris tout le monde à sa sortie le 8 janvier 2016, date du 69e anniversaire de Bowie. Surprise musicale, Bowie y est accompagné ici par une toute nouvelle équipe des musiciens issus du monde du jazz contemporain new-yorkais. Surprise commerciale puisque Bowie a ici, à l’instar de son album précédent "The Next Day", à nouveau réussi à enregistrer un album dans la plus grande discrétion. Album sans concession, il démarre avec une plage titulaire tout à fait étonnante d’une durée de près de 10 minutes. Un morceau osé, à la structure complexe et aux sonorités qui ne sont pas sans rappeler le travail de Bowie et de Brian Eno sur l’album "Outside". Dès le premier titre, l’artiste place la barre très haut. Les titres s’enchaînent dans un ensemble très homogène et très cohérent, jazz, rock, inspiration "krautrock", sonorités plus électroniques, Bowie nous livre son dernier souffle avec maîtrise et élégance. L’album se clôt avec le superbe et émouvant "I Can’t Give Everything Away" qui fait écho à l’album "Low" et son titre "A New Career in a New Town".

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Outside (1995)

 

Après avoir intensivement travaillé sur la "trilogie berlinoise" dans la fin des années 70, les chemins de Bowie et Brian Eno vont se séparer pendant de nombreuses années. Eno est toutefois présent lors du mariage de Bowie et Iman en juin 1992 et les deux anciens collaborateurs ont l’occasion de rediscuter musique ensemble. En mai 1994, les deux amis entrent en studio à Montreux avec une équipe de musiciens prestigieux pour y enregistrer le fruit d’une nouvelle grande collaboration artistique : "1. Outside". Expérimentale et conceptuelle, cette œuvre est sous-titrée : "Les journaux de Nathan Adler ou le meurtre rituel artistique de Baby Grace Blue"… Tout un programme. Sur "Hallo Spaceboy", Bowie évoque à nouveau le personnage de "Space Oddity" et d’"Ashes To Ashes": le célèbre Major Tom. Musicalement, l’album s’inspire aussi beaucoup du rock "indus" façon de Nine Inch Nails, groupe que Bowie invitera d’ailleurs à assurer sa première partie pour sa tournée US.

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The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders From Mars (1972)

 

Classique parmi les classiques, l’album “The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders From Mars” va engendrer une véritable “Ziggymania” en Angleterre à sa sortie. Sur cet album concept qui nous raconte les aventures de Ziggy Stardust, un personnage extraterrestre issu de l’imaginaire de David Bowie. Pour créer Ziggy, l’artiste va combiner les personnalités et l’apparence de certaines de ses influences musicales et autre. Chez Ziggy, on retrouvera donc des traces d’Iggy Pop, Vince Taylor, Gene Vincent, la mannequin Twiggy, Lou Reed… Grâce à ce concept génial et en surfant habilement sur la vague "glam-rock" qui cartonne alors dans le début des 70’s, Bowie hisse pour la première fois un album au sommet des hit-parades britanniques et dans de nombreux autres pays.

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Young Americans (1975)

 

Après l’album "Diamond Dogs" (1974) qui marque le retour du Bowie post-Ziggy, "Young Americans", qui sort le 7 mars 1975, est le début d’un nouveau chapitre dans la carrière de l’artiste. A cette époque, il va tourner le dos au rock pour se consacrer pleinement à sa passion pour la soul music. "Young Americans" est un hommage à la "Philly Soul", c’est-à-dire la soul originaire de la ville de Philadelphie popularisée par des formations telles que les Delfonics, les O’Jays, Patti Labelle… Young Americans marque aussi le début des années Los Angeles pour Bowie, des années d’excès qui auront d’importantes conséquences sur sa santé. A cette époque, il partage un appartement avec Glenn Hughes de Deep Purple et vit sous un régime particulier composé de lait, de poivrons et de cocaïne. La nuit, Bowie passe son temps à refaire le monde dans les clubs branchés de L.A. en compagnie de John Lennon… Un soir ils discutent de leurs statuts de célébrités. Le lendemain, ils entrent en studio et enregistrent ensemble le titre "Fame" qui ne tardera pas à devenir un grand classique de Bowie.

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