Barock Never Dies : Muse et Bellini, comme à l'opéra

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barock never dies - © muse

Je vais vous reparler de Muse, comme dans le tout premier épisode de cette chronique consacré à un extrait d’Edward Elgar dans la chanson ''Drones'', avec une toute belle petite pépite qui m’est tombée dessus en réécoutant l’album ''Absolution''.

Ce disque est sorti en 2003, c’est le 3e du groupe et je parierais mon micro qu’à cette époque-là Matthew Bellamy s’intéressait de près à la musique classique de la période romantique. Parce qu’on dit 'musique classique' en général, mais il y a des périodes en particulier, et le 'romantisme' c’est ce qui a dominé la musique pendant disons, un siècle entre le début du 19e et le début du 20e. Elle est facile à reconnaître la musique classique 'romantique' parce que c’est celle qui déborde le plus d’émotions : le romantisme c’est le cœur par opposition à la raison, c’est tout ce qui touche aux tortures mentales de l’être humain en gros, avec des majuscules à tous les mots comme : Amour, Passion, Tourment, Désespoir, etc.
Pour vous situer, la 'musique romantique' elle est représentée par des gens comme Wagner, connu pour ses musiques fracassantes, Schubert, qui a composé la ''Jeune Fille et la Mort'', Tchaïkovski, avec ''Le Lac des Cygnes'', et bien d’autres évidemment.

Ce genre de cascades émotionnelles ça va très bien avec le cinéma d’abord (beaucoup de musique romantique au cinéma), avec le rock’n’roll, et avec l’opéra bien sûr. Si vous n’êtes jamais allés à l’opéra, eh bin d’abord il faut y aller, au moins une fois dans sa vie, et je vous conseille justement de commencer par une œuvre de cette période-là et de préférence italienne, parce que les Italiens ont un talent fou pour vous arracher des larmes : on a par exemple Verdi ''La Traviata'', Puccini ''Mme Butterfly'', et celle qui nous intéresse aujourd’hui, ''Norma'' de Bellini.

L’air ''Casta Diva'' dans l’opéra ''Norma'' de Bellini. Une imprécation à la lune par la prêtresse Norma, personnage passionné à l’extrême, et tragique comme il se doit et ce bout de musique aura peut-être déjà suffi aux grands fans de Muse pour reconnaître la chanson ''Blackout''.

Et en plus il y a même les mandolines pour faire le lien avec l’Italie ! ''Blackout'' de Muse et ''Casta Diva'' de Bellini : deux facettes du sublime venues de deux époques musicales bien éloignées. Et ''Absolution'' en 2003, c’est aussi un Matthew Bellamy amoureux d’une belle italienne (tiens tiens), Gaia Polloni, avec qui il a fait un bout de chemin ; et quand je disais que je le soupçonnais d’avoir plongé dans la musique romantique à cette époque-là, c’est aussi parce que sur le même disque on a d’autres extraits qui rappellent bien fort d’autres grands compositeurs. Je vous en garde un peu pour une autre fois…

Le lundi à 13h45 dans Lunch Around The Clock avec Vanessa Fantinel.

Où sont les points communs entre Bach et les Beach Boys ? Entre un chanteur lyrique et un adepte du chant guttural ? Dans baroque, il y a 'rock' : chaque semaine, Barock Never Dies dévoile les généalogies de célèbres titres rock qui ont puisé avec talent dans le répertoire de la musique classique.

 

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