Aerosmith, les guitares de Joe Perry – épisode 2

guitar story
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guitar story - © Andy Lyons - Getty Images/AFP-belga

''Si vous pensiez que 2019 était énorme, attendez de voir ce qu’il va se passer en 2020 !'' Tels furent les mots de Steven Tyler à la sortie de la résidence qu’Aerosmith a tenu à Las Vegas jusqu’en avril dernier. Tout cela était sans compter que le Covid 19 ne passe par là. Heureusement, la semaine dernière, le retour du groupe Boston, que nous étions nombreux à attendre chez nous au prochain Graspop, a été confirmé pour 2021 et c’est même le seul groupe de l’affiche à être reprogrammé pour cette future édition. Une nouvelle qui nous réjouit, bien entendu, même si elle nous laisse sur notre faim et nous oblige à patienter encore toute une année.

En tant que fans du groupe nous savons tous que chaque tournée d’Aerosmith va de pair avec un déluge de guitares. D’autant que, je vous rappelle, rien que la collection de Joe Perry compte, en moyenne, 600 instruments, il y a fort à parier qu’on l’aperçoive avec des modèles prestigieux. Cela dit, parmi ses instruments de tournée, certaines sont devenues récurrentes. Parmi celles-ci figurent, outre la fameuse Gibson Les Paul 59 ''Tobacco Busrt'' que je vous présentais dans le premier épisode, les différents modèles ''signatures'' fruits de longues années de collaboration entre Joe Perry et les ateliers Gibson.

Le tout premier modèle ''signature'' qu’ils produisirent ensemble est celui paru en 1997, avec une finition noire translucide. Pour le choix du bois de la table acoustique, le guitariste s’est dirigé vers de l’érable flammé ce qui donne un petit côté fantomatique à la guitare lorsqu’elle attrape la lumière. Joe Perry s’était déjà servi des premiers prototypes lors de l’enregistrement de l’album Nine Lives et selon ses propres dires : ''J’utilisais un modèle de 1960 lorsque je voulais un son plus doux mais dans certains cas je préfère mes modèles plus récents car elles ont plus de définitions et un peu plus de brillance. De plus, elles sont plus légères et possèdent un potentiomètre Tonex pour le micromanche, ce qui donne un son de wah-wah. Un effet qui apporte de la fraîcheur dans les solos.''

Le deuxième, toujours basé sur une Gibson Les Paul, est la ''Boneyard'' produite à partir de 2003. ''Boneyard'' est tout simplement le nom du studio créé par Joe Perry avant qu’Aerosmith n’y enregistre l’album ''Just Push Play''. Cette deuxième Les Paul, réalisée par le Custom-Shop de Gibson, possède une finition en érable tigré imaginé par Billie, l’épouse de Joe Perry. En effet, cette dernière trouvaille dans l’art visuel et le multimédia et c’est elle qui eut l’idée de cette finition, lorsque le couple s’était rendu dans les locaux du Custom-Shop. Les luthiers présents n’étaient pourtant pas très réceptifs à ses idées et tentèrent de lui faire changer d’avis en lui disant que ça ne marcherait pas. Heureusement, la talentueuse épouse ne se laissa pas déstabiliser et tant mieux car le résultat a prouvé que cela marchait très bien avec sa finition translucide oscillant entre le vert et l’orange.

Á noter que cette Gibson ''Joe Perry Boneyard'' est disponible avec, soit un cordier fixe de type Stop Bar, soit avec un vibrato de type Bigsby pour la coquette somme d’environ 6500 €. Une somme très certainement justifiée mais qui donnera tout même un peu la fièvre.

 

 

 

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