A la rencontre de Springsteen

Le film qui accompagne le dernier album de Springsteen était projeté ce vendredi en avant-première à Londres, Eric Laforge et Raphael Scaini ont pu assister à cet événement et vivre une expérience inoubliable.

La pluie nous fait sourire. Finalement, quoi de plus naturel que de la pluie dans la capitale anglaise ? La soirée s’annonce bien, Bruce Springsteen est là, derrière le mur, nous attendons pour entrer dans cette gigantesque salle de cinéma. Le Boss est là, pour présenter Western Stars, son film.

Laissez-nous entrer ! Nous sommes ses plus grands fans. Le problème est que les mille autres personnes sont dans le même cas.

Tiens, il y a Robert De Niro là-bas. Un grand pote à Bruce, Jon Landau est là aussi. C’est lui qui a dit un jour après un concert de Bruce : " Mardi, j’ai vu l’avenir du rock et il s’appelle Bruce Springsteen. " Un visionnaire, c’était au début des années 70’.

Après la cohue bon-enfant pour récupérer nos pass et trouver notre fauteuil, le présentateur de la soirée a accueilli " The one and only, the legend : Bruce Springsteen ". Il a dû dire quelque chose de ce style, tout le monde a applaudit. Mais les applaudissements n’étaient pas pour lui mais pour Bruce qui foulait déjà les premières marches du podium.

Le Boss nous a souhaité de bien profiter du film, une ou deux phrases de courtoisie ont ponctué son ‘discours’. Puis… puis il est venu s’assoir à deux mètres de nous.

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Bruce Springsteen © Tous droits réservés

Le film, c’est Springsteen qui chante son dernier album dans une grange, celle qui est dans sa propriété, une grange centenaire. L’ambiance est roots, très Amérique authentique. Mais cette Amérique existe-t-elle encore ? Lui-même en doute, il expliquait récemment qu’il n’y a peut-être plus qu’en Californie où le rêve est encore possible.

Entre chaque chanson, Bruce nous parle en quelques mots des bagnoles, il les aime, notamment ce vieux pick-up Chevrolet des années 70’. Ces séquences-intermèdes nous font voyager dans les majestueux décors du désert. La route est droite comme un ‘i’ et infinie, les chevaux sauvages courent en liberté. Des extraits de vieux films en Super 8 et des photos issues de son album familial nous plongent dans son intimité, dans ses racines, dans sa vie.

Dans cette grange, pour jouer son album, il est accompagné d’un groupe de rock mais aussi d’une importante section de cordes. Majoritairement des violons.

La magie opère, on se laisse emporter. Nous sommes en Amérique, nous sommes avec lui, chez lui.

Mais lui au fait, lui qui est là, assis juste devant nous, à quoi pense-t-il en regardant ces images ? Il se voit en gros plan sur cet écran gigantesque, son visage est projeté sur un écran plus grand qu’un immeuble de deux étages. Des images de sa jeunesse, de lui devenu homme d’âge respectable … Quel sentiment l’habite en ce moment précis ? Peu importe, il est visiblement heureux, les gens l’aiment, il nous aime. Il a changé une part de nos vies au travers de ses chansons, au travers des valeurs qu’il véhicule.

Rhinestone Cowboy, c’est la dernière chanson, l’original date de 1975, interprété à l’origine par Glen Campbell. Sur cette chanson qui clôt le film, le visage de Bruce a changé, il sourit à l’écran, le générique défile. Un observateur qui serait sur un fauteuil proche se dirait surement en nous regardant : Raphael Scaini se sent heureux, il est bien. Eric Laforge est encore dans ses pensées. Pourquoi redescendre de son nuage ?

Bruce redescend lui. Il redescend pour rejoindre la scène où lui et Thom Zimny vont répondre à des questions sur le film. Au détour d’une réponse pleine de malice du Boss, on comprend qu’il est déjà au travail avec le E.Street Band pour un album. Qui dit album, dit tournée.

Nous sommes sortis de la salle… la pluie n’avait pas cessé, mais plus encore qu’avant la projection, nous n’y prêtions pas attention.

Samedi matin, même scène mais dans une autre salle, toujours avec Springsteen assis près de nous, décidément on a de la chance. Même interview ou presque après la projection. Puis…

Puis il y a eu le passage en vitesse lumière, nous avons eu l’extra-balle. Dans un salon de l’hôtel, nous avons discuté quelques minutes avec le Boss. Il était comme on l’imaginait, sympa, souriant, cool et sincère.

On est sortis de l’hôtel, dehors il faisait un grand soleil, le ciel était bleu… enfin, il nous a semblé, mais peu importe.

Le film "Western stars" sortira en Belgique le 17 novembre prochain.

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Springsteen, une star du rock très accessible. © Tous droits réservés
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