50 ans en 2020 !

50 ans en 2020 !
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L’année 1970 a été un grand cru et nombreux albums, devenus mythiques aujourd’hui, sont sortis à ce moment-là. C’était il y a 50 ans… L’occasion pour nous de revenir sur une sélection des meilleurs albums qui ont célébré leur cinquantième anniversaire au cours de cette année 2020.

Simon & Garfunkel – Bridge Over Troubled Water (26 janvier 1970)

"Bridge Over Troubled Water" sort le 26 janvier 1970 et suit de près de deux ans la sortie de leur précédent album "Bookends" (sur lequel on retrouvait notamment des classiques tels que "Mrs Robinson" ou encore "America"). Malheureusement, la relation entre les deux chanteurs et musiciens s’est alors fortement dégradée durant leur précédente tournée en 1969 et si "Bridge Over Troubled Water" est sans conteste un chef-d’œuvre de la musique pop du début des années 70, il marque également la fin d’une brillante collaboration.

Le duo ne sortira ensuite plus d’albums ensemble et ne se réunira sur scène que lors de rares occasions dans les 70’s puis finira par faire un retour remarqué lors du célèbre concert gratuit à Central Park en septembre 1981. Retrouvez notre dossier complet sur l’album.

The Doors – Morrison Hotel (9 février 1970)

Morrison Hotel est le 5e et avant-dernier album des Doors sorti du vivant de Jim Morrison. Les coulisses de la création d’un grand album de l’histoire du rock.

En effet, Morrison vient alors de passer pas mal de temps au tribunal puisqu’il est alors poursuivi pour "outrage aux bonnes mœurs", "exhibition indécente" suite à un concert donné un peu plus tôt à Miami lors duquel il aurait "exposé" son pénis…

Morrison a du mal à supporter l’ambiance des tribunaux et ce procès constitue une épreuve très difficile pour lui. Lors des réplétions qui précédent l’enregistrement de ce 5e album, il y a donc quelques tensions.

Morrison et Robby Krieger ont notamment une dispute assez importante à propos des crédits d’un de leurs nouveaux titres "Waiting for the Sun" (un titre sur lequel ils avaient déjà travaillé lors de la réalisation de l’album du même nom mais qui n’avait jamais été terminé et figurera donc sur "Morrison Hotel").

Jim Morrison prétend alors que la mélodie du début du morceau (quand il chante "At first flash of Eden – We race down to the sea) a été écrite non pas par Robby Krieger (comme prétend ce dernier) mais bien par Paul Ferrara, un ancien condisciple de Jim à l’Université de Californie.

Après avoir répété suffisamment de titres pour remplir un album entier, les Doors déménagent leurs instruments et leur équipement de leur salle de répétition et les emmènent aux studios Elektra pour y débuter l’enregistrement de "Morrison Hotel".

Le groupe – et particulièrement le producteur Paul Rotchild – ne veut pas faire la même erreur que celle commise sur l’album précédent, "Soft Parade", considéré comme le moins bon du groupe.

Donc, ici, fini les violons, les cuivres, et les arrangements orchestraux limite pompeux, les Doors reviennent à un son plus dur, plus authentique, plus "graveleux", plus bluesy, plus "roots".

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Crosby, Stills Nash & Young – Déjà Vu (11 mars 1970)

Déjà Vu est un album majeur des années 70 est c’est le premier disque signé par le quatuor Crosby, Stills, Nash & Young.

Déjà Vu suit d’un peu moins d’un an le premier disque du trio Crosby, Stills & Nash.

Suite au succès de leur album Crosby, Stills & Nash (qui se classe à la 6e place des charts aux Etats-Unis), les trois musiciens sont bien décidés à continuer sur leur lancée et à sortir un album encore meilleur.

Le groupe a envie d’étoffer son son que ce soit sur scène ou sur album. Crosby, Stills & Nash pensent alors s’adjoindre les services d’un claviériste, et pas n’importe lequel, puisqu’ils approchent alors Stevie Winwood. Ce dernier décline cependant l’invitation.

Un peu plus tard, alors que les 3 musiciens partagent un repas avec Ahmet Ertegun, le patron d’Atlantic Records, ce dernier leur propose d' "engager" un certain Neil Young, qui n’est alors pas encore la superstar qu’il deviendra quelques mois plus tard.

David Crosby, Stephen Stills & Graham Nash ne sont pas directement convaincus. Nash ne connaît pas beaucoup Neil Young et est méfiant. Stills, lui, se souvient de son expérience difficile au sein de Buffalo Springfield (groupe dans lequel on retrouvait également Neil Young) et n’est pas non plus vraiment séduit par cette idée.

Finalement après quelques rencontres entre les 4 musiciens, Young finit par rejoindre le groupe et même par devenir, non pas un simple musicien supplémentaire, mais bien à prendre partie intégrante au concept du groupe en devenant un membre officiel du désormais quatuor. Young, tout comme les trois autres, apporte, de cette façon, ses propres compositions à ce nouveau disque.

David Crosby : " Notre force, c’était que les quatre composaient. Démarrer un album avec 'Carry On', c’est déjà pas mal. Là-dessus quelqu’un a apporté 'Teach Your Children' et ensuite tu as 'Déjà Vu', puis tu suis avec 'Country Girl'… Cette série d’excellents morceaux, ça te donne un putain d’avantage sur la concurrence… Et c’est tout cela que nous avions dans Crosby, Stills, Nash & Young."

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The Who – Live at Leeds (23 mai 1970)

Reprises de grands classiques

Le 23 mai 1970, les Who sortent le premier album live de leur carrière (et quel album) : le célèbre Live at Leeds. Considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs albums rock enregistré en public, ce Live at Leeds" a été enregistré le 14 février 1970 à l’Université de Leeds en Angleterre.

Sur cet album, les Who – en grande forme – interprètent des versions explosives de leurs titres : "Substitute", "My Generation" et "Magic Bus" mais en profitent aussi pour livrer quelques reprises particulièrement bien senties.

La reprise du "Young Man Blues" de Mose Allison ouvre l’album en force. Un titre repris par les Foo Fighters aujourd’hui sur scène, inspirés par cette reprise des Who.

Autre reprise, c’est celle de Johnny Kid & The Pirates et son " Shakin’All Over ", un titre repris par un nombre incroyable de musiciens tels que Cliff Richard, les Beach Boys, Van Morrison ou encore Wanda Jackson.

Mais la "cover" la plus mémorable est celle du Summertime Blues d’Eddie Cochran, grand classique du rock’n’roll qui prend ici la forme d’une véritable claque musicale.

Les Who sont au sommet de leur art, le jeu y est puissant, dynamique, agressif et survolté. A cette époque, les Who sont – sur scène – de sérieux concurrents de Led Zeppelin.

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Deep Purple – In Rock (3 juin 1970)

In Rock est le quatrième album de Deep Purple. Il sort au mois de juin 1970. Aux côtés des deux premiers albums de Led Zeppelin et de Black Sabbath, il fait partie de ces albums majeurs, fondateurs du hard rock, mouvement musical qui va enflammer toute une partie des scènes britanniques et américaines dans les années 70.

Si les 3 premiers albums du groupe étaient déjà très intéressants, In Rock va propulser Deep Purple au sommet, c’est l’album qui va leur permettre de devenir des superstars du rock. Si, sur les 3 premiers albums, Deep Purple était encore à la recherche de son identité (il proposait alors une sorte de mélange entre le son de Vanilla Fudge, des Doors ou encore des Beatles), sur " In Rock " Deep Purple va enfin définir son propre son, un son violent, incisif et radical. On n’a alors jamais entendu un son aussi saturé à l’époque.

Les adolescents vont se régaler en entendant cette véritable explosion sonore venue d’ailleurs. Leurs parents, eux, n’y verront qu’un assourdissant mélange de bruits, certains d’entre eux considéreront même cela comme "la musique du diable"…

Ce qui va amener ce nouveau son, cette nouvelle identité à Deep Purple, ce sera avant tout un changement au niveau de leur formation. A cette époque, Deep Purple décide de se séparer de son bassiste Nick Simper (au jeu de basse trop "dépassé" selon les autres membres du groupe) et de leur chanteur Rod Evans (que les autres considèrent comme incapable de s’adapter à un son plus hard).

Pour les remplacer, Deep Purple choisit deux musiciens d’Episode Six, un groupe alors pratiquement inconnu. Il s’agit du chanteur Ian Gillan et du bassiste Roger Glover.

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Creedence Clearwater Revival – Cosmo’s Factory (16 juillet 1970)

5e album de Creedence Clearwater Revival, Cosmo’s Factory est également probablement l’un des albums les plus célèbres de la formation. Une véritable usine à tubes, comme s’en souviendra John Fogerty, chanteur/guitariste et leader de la formation, en 2008, au micro de Laurent Rieppi pour Classic 21 : "L’ambiance était bonne en studio et je me suis attelé à y apporter beaucoup d’éléments de ce qui faisait le son Creedence Clearwater Revival. Et ce afin de produire un album très fort. Et – chose dont je ne me suis rendu compte que bien plus tard – je pense qu’on y retrouve six singles/45 tours sur cet album ou quelque chose comme ça. Ce qui, pour l’époque, était complètement inédit. On pourrait dire que cet album représente Creedence Clearwater Revival au sommet de son art".

L’album suit d’un peu plus de 8 mois celle du précédent, Willy and the Poor Boys, autre excellente production du répertoire du groupe.

Pour obtenir le meilleur, Fogerty fait répéter sans cesse les musiciens, les fait reprendre à de très nombreuses reprises et finit même par les épuiser.

C’est cet entêtement qui donnera son nom à l’album. En effet, John Fogerty se montrera tellement exigeant avec ses musiciens, que le batteur du groupe Doug "Cosmo" Clifford renommera le local de répétition (un entrepôt qui était situé à Berkeley), l’"usine". C’est ainsi que l’album sera baptisé "Cosmo’s Factory" (l’usine de Cosmo).

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Led Zeppelin – Led Zeppelin III (5 octobre 1970)

Un album électrique et acoustique

Led Zeppelin III est enregistré dans 3 studios différents : l’Olympic Studios de Londres, l’Island Studios (également à Londres) ainsi qu’à Headley Grange, la célèbre "cachette" favorite de Led Zeppelin avec son ambiance si particulière (Hampshire).

Led Zeppelin III est un album très particulier de la carrière de Led Zeppelin.

En effet, après deux albums plutôt branchés hard/rock-blues/rock, Led Zeppelin surprend ici son public avec un album comportant de nombreux titres acoustiques, un album plus doux et dans lesquels on retrouve l’influence de la musique folk américaine de musiciens et musiciennes comme Joni Mitchell, Joan Baez, Bob Dylan ou encore Crosby, Stills, Nash & Young.

Mais, si l’ambiance est principalement acoustique, on y retrouve quand même un titre particulièrement hard comme plage d’ouverture de l’album.

Immigrant Song

Ce titre, c’est "Immigrant Song", qui devient également, à cette époque, la chanson d’introduction des concerts de Led Zeppelin.

Les paroles de ce titre, signées par Robert Plant, évoquent l’invasion et la destruction de territoires par des Vikings issus d’Islande. Lire la suite dans notre dossier complet.

Derek & The Dominos – Layla and Other Assorted Love Songs (9 novembre 1970)

La naissance de Derek and the Dominos

Layla And Other Assorted Love Songs est premier et dernier album studio de Derek And The Dominos. Il sort au mois de décembre 1970. Un super groupe qu’Eric Clapton forme au printemps 1970 à la suite de la courte aventure Blind Faith et après un passage, encore plus bref, au sein de Delaney & Bonnie.

Si Derek And The Dominos sera également un groupe éphémère, il restera cependant gravé dans les esprits, ne serait-ce que grâce à l’énorme succès du titre "Layla " ou encore celui de l’excellent document live Derek and The Dominos : In Concert, sorti quelques années plus tard, bien après la dissolution du groupe.

Derek & The Dominos est un projet qui résulte de l’association de deux excellents musiciens : d’un côté Eric Clapton et de l’autre Bobby Whitlock, jeune musicien de session pour le célèbre label de Soul "Stax Records".

Whitlock quitte alors le groupe Delaney & Bonnie à cause de nombreuses disputes et d’un climat assez malsain au sein de la formation (dû aux drogues et aux excès).

Eric Clapton et un musicien talentueux, mais fauché

Complètement fauché et ne sachant pas où aller, il contacte son ami et musicien, Steve Cropper, qui lui conseiller de retrouver Eric Clapton à Londres.

Après un rapide coup de fil à Clapton, Bobby Whitlock se rend chez lui, sans un sou en poche.

Clapton voit donc débarquer chez lui, un peu à l’improviste, un Whitlock complètement paumé, fauché et un peu déboussolé. C’est le point de départ d’une nouvelle collaboration musicale.

Pour la suite, retrouvez notre dossier complet.

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