1986, interview de Jean-Jacques Burnel des Stranglers

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Jean-Jacques Burnel, le bassiste des Stranglers est connu pour être un monsieur, euh, pas vraiment ordinaire. Faut pas l'embêter, sinon baston et il sait y faire. Une réputation qui a de quoi inquiéter l'interviewer...

Et on tombe sur un personnage gentil, assez réservé, presque timide. La première fois à 21, c'est avec Marc Francart, en 1984, il commente un programme new wave de son cru. Il revient fin 86, pour la sortie d'un nouvel album des Stranglers, "Dreamtime" dont l’enregistrement avait commencé à Bruxelles au studio ICP, où le groupe avait déjà réalisé ses deux précédents "Féline" en 82 et "Aural Scuplture" en 84. Mais les musiciens n’étaient pas contents du résultat et l’ont finalisé en Angleterre.

"Dreamtime", dont le thème s'inspire de la philosophie des aborigènes d'Australie : un album sautillant, frais.

Stranglers : deux mois avant la sortie de " Dreamtime ", ils jouent sous la pluie à l’Eurorock.

L'Eurorock à La Louvière, une seule édition le 13 septembre 1986 sur un chouette concept: rien que du rock européen continental : Litfiba, le grand groupe rock italien (Italie), Arno, Burma Shave (H).

Une seule édition, dommage - et un épisode de plus dans la longue liste des festivals wallons qui n'ont pas eu la chance de grandir... Comme le "Magic Pop" à Charleroi, sous les piles du ring, en 92 avec Status Quo, Mink Deville et Alvin Lee, snif…

Voici l'interview complète

Nice 1980. La fac de lettres en grève et Burnel et ses potes à l’affiche d’un exceptionnel concert dans le théâtre de verdure de l’université.

par Jean-François Barré

Une belle soirée, même avec quelques CRS dans le quartier. Pour surveiller les piquets de grève, sur les hauteurs de Carlone, qu’on croyait. Chaud. Et puis les électriciens qui nous ont tout planté. Le patron de la fac trop trouillard pour laisser monter le camion régie sur le parvis au prétexte que c’était aussi le toit du parking qui risquait de s’effondrer.

Alors, bricolage. Premiers riffs, premières lumières, trop de watts et black out total. Par trois fois, les plombs ont sauté. À la quatrième, c’est Burnel qui les a fondus. C’est le "on se casse vous pouvez tout péter mais touchez pas à notre matos", que les flics ont pas aimé.

Le matos a survécu, mais le resto U a mangé et les flics ont dit incitation à l’émeute. Ils sont allés chercher les musicos au lit. Et la soirée a viré au drame. Les bad boys qui s’étaient subitement embourgeoisés dans les piaules du très sélect Negresco, ont fini la nuit dans les geôles sordides du commissariat de la rue Gioffredo.

A part ça, à part quelques lacrymos, le concert, c’était vachement bien. Court, mais vachement bien.

Lundi 9 février : Été 1970, avant Wight, à Aix la Chapelle.

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