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Vincent van Gogh. Questions d'identité.

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Vincent van Gogh. Questions d'identité.

Yves Vasseur, journaliste et manager culturel, mène plusieurs enquêtes rassemblées dans l’ouvrage publié par le Fonds Mercator, « Vincent van Gogh. Questions d’identité ».

  • 24 min

Yves Vasseur, journaliste et manager culturel, était le commissaire général de Mons Capitale européenne de la culture 2015. L’événement mettait notamment Vincent van Gogh à l’honneur ; d’une part, l’exposition phare « van Gogh au Borinage. La naissance d’un artiste » se tenait au Musée des Beaux-Arts de la ville, d’autre part, l’exposition « Hollywood au pied du terril » évoquait le tournage du film biographique « Lust for Life » (La vie passionnée de Vincent van Gogh) de Vincente Minnelli qui s’était déroulé avec Kirk Douglas en 1955 au Borinage.

Yves Vasseur mène plusieurs enquêtes rassemblées dans l’ouvrage publié par le Fonds Mercator, « Vincent van Gogh. Questions d’identité ».

L’une concerne deux dessins signés VG retrouvés dans un grenier montois. Vincent van Gogh s’installe à Wasmes en 1878-79. Il est ensuite hébergé à Cuesmes en 1880 chez Charles Decrucq, négociant en charbon. La même année, il entame une formation artistique et commence à dessiner. La Mère Decrucq qui allumait le feu avec les « gribouillis » de Vincent a-t-elle brûlé tous les dessins ? L’aînée des filles Decrucq qui épousera un Georges Delsaut a-t-elle fait entrer deux trésors dans les archives de sa belle-famille ? Un neveu de Georges Delsaut, Samuel Delsaut, découvre les deux dessins dans une chemise au nom d’Elie Delsaut qui vénérait van Gogh au point de tenter de l’imiter, note Yves Vasseur. Les deux dessins, fusain et graphite sur papier vélin, représentent « La Maison Magros » et « La Maison Zandmennik ». L’étude graphologique révèle que la signature VG n’est pas de la main de Vincent. Impossible de comparer le style et la technique de ces dessins avec d’autres essais de la même époque. L’artiste n’a rien conservé de ses premières productions.

Yves Vasseur agit en journaliste et s’illustre dans la critique historique. Il fait le tri entre les rumeurs. Il récolte les infos, les recoupe et les vérifie. Il n’affirme rien de manière catégorique, mais laisse planer un doute quant à l’authenticité de ces deux dessins qui appartiennent aujourd’hui à la National Gallery of Art de Washington.

Autres enquêtes. Yves Vasseur identifie Théo, le frère de Vincent, sur une photo de studio datant de 1873 où l’on pensait reconnaître Vincent. Il retrouve l’harmonium ayant appartenu au Docteur Gachet qui avait été en contact avec Vincent van Gogh quand il vivait à Auvers-sur-Oise et qui avait été appelé à son chevet lorsque Vincent s’était tiré une balle dans la poitrine. Le peintre avait réalisé un portrait de la fille du Docteur Gachet, « Marguerite Gachet au piano ». Il voulait réaliser un deuxième portrait de Marguerite à l’harmonium, mais ce projet a fait long feu et c’est Paul Gachet fils, qui en souvenir de van Gogh a peint le portrait de Marguerite à l’harmonium. Le tableau a été vendu à la mort du fils Gachet à un ami montois pour le centre culturel Vincent van Gogh à Cuesmes. Le tableau n’a pas été retrouvé. En revanche, l’harmonium figure aujourd’hui dans les collections de l’Artothèque à Mons.

Yves Vasseur est au micro de Pascal Goffaux.

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