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La Première - Histoire

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13h20 : « La Case de l'Oncle Tom » et «Autant en emporte le vent » : quand les américains revisitent leur histoire

  • 1 h 29 min

13h20 : « La Case de l'Oncle Tom » et «Autant en emporte le vent » : quand les américains revisitent leur histoire

Nous sommes en juin 1936.
C'est aux éditions Macmillan que paraît le roman de Margaret Mitchell « Gone with the wind ».
Six mois plus tard, à Noël, il s'en est vendu un million d'exemplaires.
La première édition française sort, deux ans plus tard, chez Gallimard, sous le titre de « Autant en emporte le vent ».
L'histoire est celle d'une femme, Scarlett O'Hara qui se bat pour faire valoir ses droits et entendre ses idées.
La Guerre de Sécession gronde entre les Etats du Sud et ceux du Nord et l'esclavage reste une réalité.
Aujourd'hui, le roman de Margaret Mitchell pose question sur la vision idyllique d'un monde où la ségrégation entre les noirs et les blancs faisait des ravages.
Alors, pourquoi devrait-on encore lire une œuvre aussi contestable ?
La réponse est peut-être à aller chercher du côté d'un autre roman, un autre classique de la littérature américaine, paru quatre-vingt-quatre ans plus tôt, en 1852, qui revisite, lui aussi, l'histoire du racisme : « La case de l'oncle Tom » écrit par une autre femme Harriet Beetcher Stowe.
Lorsqu'en 1862, le président Abraham Lincoln rencontre cette dernière, il l'accueille en lui disant :
« Ainsi c'est vous la petite dame qui a écrit le livre qui a déclenché cette grande guerre ? »
De « La case de l'oncle Tom » à « Autant en emporte le vent », c'est l'histoire qui interroge la littérature qui interroge l'histoire...

Invité : Daniel Mangano, traducteur et interprète.
Conférence mercredi 9 juin à 18h30 : « Scarlett O'Hara : portrait de la jeune sudiste en feu », à la bibliothèque des Riches Claires, à Bruxelles.

14 heures : L'histoire des vaccins 3/5

Les vaccins sont une des cibles privilégiées des complotistes. Mais pourquoi spécifiquement les vaccins ? Est-ce particulier à notre époque ? »
Avec le vaccin Covid-19, on va nous injecter une nanopuce pour nous surveiller et c'est pour cela qu'il faut déployer la 5G. C'est même la 5G qui répand le virus. Les laboratoires pharmaceutiques ont créé le virus pour nous vendre des vaccins et s'enrichir sur notre santé. Le virus a été breveté un an avant son apparition par un institut financé par Bill Gates qui a planifié cette pandémie. Bill Gates utilise des technologies pour nous surveiller et nous priver de notre liberté.
Voilà le résumé du complot autour des vaccins. Big pharma et Big Brother. On pourrait croire que c'est spécifique à notre époque. Et pourtant, dès leur apparition, les vaccins ont été la cible de théories conspirationnistes. Cela à cause de la nature même du médicament. Il est préventif et vous protège d'une maladie que vous ne contracterez peut-être pas.
Tout commence avec l'inoculation variolique. Dans la plupart des cas, l'individu inoculé est protégé. Cependant, l'épidémie continue de circuler. L'Etat impose donc une vaccination de masse. Dès lors, l'attaque qui visait préalablement les médecins se déplace vers le gouvernement et le combat devient politique. Au siècle suivant, Koch en Allemagne et Pasteur en France mettent en évidence les germes et ils commencent à trouver d'autre vaccins que l'antivariolique. L'Institut Pasteur se met alors à fabriquer divers vaccins de façon industrielle. L'hostilité des antivaccins se déplace vers le secteur économique en complicité avec l'Etat. On accuse Pasteur de chimiste financier. Le thème Big Pharma est né.

Une série réalisée par Cécile Poss et Helena Verrier

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