Un Jour dans l'Histoire : Le travail forcé au Congo Belge sur Auvio

tous les sites
Un Jour dans l'Histoire

Un Jour dans l'Histoire

Séquences 0 / 3

La Première - Histoire

Un Jour dans l'Histoire

Le travail forcé au Congo Belge

  • 1 h 29 min

13h20 : Le travail forcé au Congo Belge

Nous sommes le 15 septembre 1904, à Anvers.
C'est de la cité du diamant que partent les membres d'une commission d'enquête sur la situation au Congo.
Une commission voulue par Léopold II et conduite par l'avocat général Edmond Jansens.
La Belgique heurte l'opinion internationale quant à ses pratiques coloniales, notamment en ce qui concerne l'organisation du travail.
Les membres de la commission séjourneront quatre mois et demi sur place et entendront plus de quatre cents témoins dont un grand nombre de chefs chargés de petits fagots de bâtonnets symbolisant les griefs formulés par leurs administrés.
Autant de bâtonnets que de griefs.
En novembre 1905, la commission publie son rapport qui confirme les mauvais traitements infligés aux Africains.
Ce rapport va susciter le commentaire du doyen de la faculté de droit de l'Université Libre de Bruxelles.
Dans son « Etude sur la situation de l'Etat Indépendant du Congo », Félicien Cattier écrit :
« L'Etat du Congo, loin de s'acquitter de ce devoir primordial de colonisateur (d'enseigner à l'indigène à tirer de son sol natal un parti de plus en plus complet, à améliorer ses procédés de culture), interdit aux indigènes, d'après les constatations de la Commission, de tirer parti du sol qui lui appartient légitimement, dans une autre mesure que celle où il l'utilisait avant 1885.
Il maintient systématiquement les noirs dans un état de civilisation inférieure, il les empêche d'améliorer leur condition matérielle.
Cette interdiction est imposée par un but de lucre, pour monopoliser au profit de l'Etat ou au profit des rares sociétés concessionnaires, les bénéfices résultant de l'exploitation du caoutchouc. »
Précisons que Félicien Cattier est au service de la Société Générale de Belgique, contrariée par la politique de Léopold II au Congo, et qu'il n'est donc pas neutre dans cette affaire .
Quoiqu'il en soit, revenons, aujourd'hui, sur l'organisation du travail au Congo belge.
Invité : Pierre Tilly, chercheur et enseignant à l'UCL.
Auteur de « Au travail ! Colonisateurs et colonisés au Congo Belge : entre exploitations et résistances » ; éd. du CARHOP (Centre d'Animation et de Recherche en Histoire Ouvrière et Populaire).

14 heures : L'histoire de l'informatique 2/2

Dans notre société, aujourd'hui, nous ne pouvons presque plus rien faire sans ordinateur. Prenons donc le temps de nous attarder sur l'Histoire de l'Informatique. Une histoire qui aime prendre son temps. Dans la première partie de cette saga (diffusée la semaine dernière et disponible en podcast sur le site de la RTBF et de la Première), nous avons découvert les premières machines... des machines à calculer nées dans l'Antiquité grecque. Pour la suite de notre aventure 2.0, passons aux années 50 où sont développées de gigantesques machines... occupants jusqu'à 160 m2 d'espace rien que pour stocker leurs moteurs et autres mémoires. Avec le temps, ces monstres du calcul sont devenus de plus en plus petits pour prendre la forme d'un pc familial et plus tard encore d'un ordinateur de poche camouflé en smartphone. Avec les historiens et professeurs français Emmanuel Lazard et Pierre Mounier-Kuhn, qui ont publié chez EDP Sciences « L'Histoire illustrée de l'informatique », nous vous proposons de (re)parcourir ces années d'évolutions technologiques... L'Histoire de l'informatique est une série en 2 parties mise en onde par Nicolas Buytaers.

Détail

Un jour dans l'histoire - les séquences