Un Jour dans l'Histoire : Sexologie et guerre froide sur Auvio

tous les sites
Un Jour dans l'Histoire

La Première - Histoire

Un Jour dans l'Histoire

Sexologie et guerre froide

  • 34 min

Nous sommes en 1972, en Roumanie. C’est cette année-là que paraît un ouvrage intitulé « Sexologie patologica ». Il est signé Tudor Stoica. Le public roumain va témoigner un vif intérêt pour ce premier ouvrage du sexologue puisqu’il se vendra à 100 000 exemplaires en quelques mois. Quelques années plus tard, après l’effondrement du communisme, l’auteur se souviendra : « Nous avons combattu les moulins à vent. J’ai combattu les moulins à vent. Je me souviens de tout le tracas généré par la publication de Sexologia (…). Ce n’était pas nouveau pour moi. En 1964, lorsque j’ai écrit le premier livre sur l’éducation sexuelle, la manuscrit a été détruit juste avant l’impression. Pendant des décennies, en Roumanie, la vie sexuelle est restée un tabou et l’unique fonction des rapports sexuels était la reproduction. La femme n’avait pas le choix légitime de mettre fin à une grossesse ; quant à la contraception, aucune n’était disponible . » Quelle a été la place de sexologie au cours de la Guerre froide, à l’Est et à l’Ouest ? Le bras de fer entre les puissances politiques n’a pas été que militaire, nucléaire, technologique et scientifique. Il s’est joué aussi sur le plan culturel et sexuel. Les deux blocs prétendant incarner les normes de genre et les pratiques les plus en phase avec l’idée de leur conception du bonheur, de l’harmonie amoureuse et de la bonne santé. Retour sur cette page pas si intime de notre histoire… Avec nous : Carla Nagels, chargée de cours à l’Université libre de Bruxelles et Cécile Vanderpelen-Diagre, professeure d’histoire à l’ULB. Elles ont dirigé, avec Sylvie Chaperon de l’Université de Toulouse 2 Jean Jaurès, l’ouvrage collectif : « Le rideau déchiré – La sexologie à l’heure de la Guerre froide » ; éd.de l’Université de Bruxelles.

Détail

Un jour dans l'histoire - les séquences