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Un Jour dans l'Histoire

Un Jour dans l'Histoire

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La Première - Histoire

Un Jour dans l'Histoire

  • 1 h 30 min

13h20 : La mémoire des belges : un récit impossible ?

Nous sommes le 15 août 1912.
Jules Destrée, né à Marcinelle, 49 ans plus tôt, qui a commencé une carrière politique au sein du Parti Ouvrier Belge (POB), élu à la Chambre des représentants où il siègera jusqu'à sa mort en 1936, écrit une lettre au roi des Belges, Albert Ier.
Cette lettre ouverte est publiée dans la « Revue de Belgique » et dans le « Journal de Charleroi » quelques jours plus tard, reprise par « La Gazette de Charleroi » et, à Liège, par « L'Express » et puis, en feuilleton, dans « La Meuse ».
«Laissez-moi vous dire la vérité, écrit Destrée, la grande et horrifiante vérité : il n'y a pas de Belges.
J'entends par là que la Belgique est un État politique, assez artificiellement composé, mais qu'elle n'est pas une nationalité.
Elle date de 1830, ce qui est vraiment peu.
Je sais qu'on prétend qu'elle existait antérieurement, à l'état latent et que notamment sous les ducs de Bourgogne, elle faillit se réaliser déjà.
Mais combien il faut, pour cela, solliciter les faits.
De ce que deux fragments, extrêmes tous deux, l'un de l'empire germanique, l'autre de la royauté française, ont pu tous deux chercher pareillement à s'affranchir du pouvoir lointain, de certaines similitudes de leur histoire, il est vraiment osé de conclure à la communauté de vie, de mœurs et d'aspirations qui constitue un peuple.»
Plus d'un siècle a passé depuis cette lettre devenue fameuse.
Que faut-il en penser, aujourd'hui ?
Les Belges se sont-elles et se sont-ils fabriqué une Mémoire collective par-delà les tensions communautaires ?
Quelles pages de l'Histoire de ce singulier petit pays ont-elles pu cimenter les identités multiples et diverses ?
Quelles sont les fractures ?
En bref, quels souvenirs partageons-nous ?

Invités : Marnix Beyen, enseigne l'histoire politique à l'Université d'Anvers, et Olivier Luminet, directeur de recherche au FRS-FNRS, professeur de psychologie à l'UCLouvain et à l'Université Libre de Bruxelles.
Coauteurs de l'ouvrage collectif « Dialogue sur la Belgique - Souvenirs, images, questions » ; éd. Presses Universitaires de Louvain (PUL).

14 heures : Debussy, résonnances artistiques (3 /10)

Episode 3: Le symbolisme

« Toute manifestation d'art arrive fatalement à s'appauvrir, à s'épuiser ; alors, de copie en copie, d'imitation en imitation, ce qui fut plein de sève et de fraîcheur se dessèche et se recroqueville ; ce qui fut le neuf et le spontané devient le poncif et le lieu commun. Une nouvelle manifestation d'art était donc attendue, nécessaire, inévitable. Nous avons déjà proposé la dénomination de symbolisme comme la seule capable de désigner raisonnablement la tendance actuelle de l'esprit créateur en art. Cette dénomination peut être maintenue. » écrit Jean Moréas dans le manifeste du symbolisme paru dans le figaro du 18 septembre 1886. Debussy fréquentera les cercles symbolistes et on peut dire qu'il s'inscrit lui-même dans cette lignée d'artistes.

Une série réalisée par Cécile Poss avec des Interviews inédites

Détail

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