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La Première - Histoire

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Rosa Bonheur : Star méconnue de la peinture

  • 1 h 30 min

13h15 : Rosa Bonheur : Star méconnue de la peinture

Nous sommes en 1853, au Salon de peinture de de sculpture de Paris. L'exposition se déroule à l'hôtel des Menus-Plaisirs.
Cette année, murmure-t-on, le jury a été particulièrement sévère : près de la moitié des envois ont été refusés.
Il y de grands absents comme Ingres et un scandale à cause de Gustave Courbet qui présente, sous le no 300 et le titre « La Baigneuse », un tableau qui suscite l'emportement critique généralisé. On note aussi la présence, dans la catégorie des réalistes, d'une œuvre qui va connaître un succès plus consensuel, il s'agit du « Marché aux chevaux » peint par Rosa Bonheur.
Son tableau, dira un observateur de l'époque, « a le rare et singulier privilège de ne soulever que des éloges dans tous les camps. [...] C'est vraiment une peinture d'homme, nerveuse, solide, pleine de franchise».
Par décision spéciale du jury, il est alors prescrit que « Mlle Rosa Bonheur et Mme Herbelin, ayant obtenu toutes les médailles qu'on peut accorder aux artistes, jouiront, à l'avenir, des prérogatives auxquelles leur talent éminent leur donne droit.
L'artiste entame sa route vers un succès fulgurant qui ne va pas la quitter durant quatre décennies. Associée à un art bourgeois, conservateur, la peinture de Rosa Bonheur sera snobée par les modernes ainsi Paul Cézanne qui la tient pour « un excellent sous-ordre ». Qui était Rosa Bonheur, star du dix-neuvième, ayant grandi dans la misère ? S'habillant en homme et affirmant préférer les étables plus que tout ? Mérite-t-elle son purgatoire ?

Invitée : Anne Hustache, historienne de l'art.

14 heures : Le naufrage de la Méduse (2/2)

Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s'échoue sur le banc de sable, à 60 kilomètres des côtes mauritaniennes.
C'est sans doute, après le célèbre et énigmatique sourire de la Joconde, l'image la plus convoitée du Musée du Louvre. Sur une toile de 5 mètres sur 7, les corps de malheureux naufragés tiennent à peine en place sur un radeau bricolé à la hâte, ballotés qu'ils sont sur une mer mauvaise. Les plus vaillants agitent leur bras car au loin, une petite touche de blanc représente la voile d'un hypothétique salut. Cette peinture, Le radeau de la Méduse, exposée pour la première fois le 25 aout 1819, on la connait tous.
Mais sait-on les faits qui se cachent derrière la toile ?
L'histoire d'un naufrage aussi inimaginable qu'évitable.

C'est ce que nous allons découvrir avec l'invité de Jean-Marc Panis , Jean-Christophe Deveney, scénariste du roman graphique Le Naufrage de la Méduse, dessiné par Jean Sébastien Bordas

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