Un Jour dans l'Histoire : sur Auvio

tous les sites
Un Jour dans l'Histoire

Un Jour dans l'Histoire

Séquences 0 / 3

La Première - Histoire

Un Jour dans l'Histoire

  • 1 h 9 min

13h20 : MARGUERITE STEINHEIL

Nous sommes 16 février 1899, à Paris.
Marguerite Steinheil, maîtresse Félix Faure, président de la République, reçoit un coup de fil de l'Elysée.
C'est le secrétaire général qui lui fait part du souhait pressant qu'a le président de la voir.
La jeune femme, souffrante, répond qu'elle passera le lendemain après avoir posé pour son portrait que réalise Léon Bonnat.
Dans l'après-midi, alors qu'elle s'apprête à déjeuner, Félix Faure l'appelle en personne.
Marguerite écrira dans ses Mémoires :
« Il faut que je vous vois à tout prix, me dit-il ; j'ai à vous remettre quelque chose et je ne me sens pas très bien.
Il s'arrêta, comme hors d'haleine et continua :
Puisque vous pouvez poser pour Bonnat, vous pouvez bien me consacrer quelques minutes.
Sa voix était changée.
Il me dit encore :
Cette Affaire me tue (il parle de l'affaire Dreyfus) ... J'ai plus d'ennemis que jamais, et pendant votre absence, j'ai peut-être trop bien vécu.
Vous viendrez cet après-midi sans faute, n'est-ce pas ?
Il a semblé hésiter, et finalement a répété : venez cet après-midi, je vous en supplie. »
Quelques heures plus tard, le président meurt dans les bras de sa maîtresse.
Qui était madame Steinheil qui tirera sa célébrité de cet épisode et que les moins délicats nommeront « la pompe funèbre » ?
Marguerite Steinheil dont la vie basculera, une deuxième fois, dans le drame, neuf ans plus tard : accusée du meurtre de son mari.

Invitée : Sylvie Lausberg, historienne et psychanalyste. Présidente du Conseil des femmes francophones de Belgique.
« Madame S » éd. Slatkine et cie.

14 heures « Progrès films » ou 50 ans de distribution du cinéma « art et essai » en Belgique (2/2)

Maison de distribution de films fondée en 1950, dans le giron du Parti Communiste Belge, pour permettre aux films de l'Europe de l'Est d'être connus à l'Ouest, « Progrès films » s'est rapidement transformée en distributeur de films d'art et d'essai venus du monde entier.
Créé par le parti communiste de Belgique dans les années 50 pour diffuser les films soviétiques, Progrès Films dépendait au départ de l'organisme unique d'exportation Sovexport. C'était l'époque de Quand passent les cigognes de Mikhail Kalatozov (Palme d'or au Festival de Cannes en 1957).
Il fait d'abord connaître le cinéma de qualité produit à l'Est, puis des productions de partout dans le monde. Fournisseur de nombreux ciné-clubs, Progrès Films diffuse films de fictions, d'animation et documentaires, contribuant à la cinéphilie de Belgique. Pendant un demi-siècle, Progrès Films a fixé les standards de la distribution art et essai, au gré des nombreuses mutations politiques, socioéconomiques et industrielles qui ont secoué le cinéma.
Progrès Films a poursuivi son activité jusqu'en 2002.
Revisiter cette histoire, en compagnie de Morgan di Salvia, c'est évoquer une époque faste ... et puis moins ... pour le cinéma. C'est aussi, par ricochet, aborder la question du devenir du cinéma « art et essai » en Belgique et au-delà.
A l'affiche : Eisenstein, Poudovkine, Wajda, Tarkovski, Meyer, Delvaux, Degelin, Akerman, Rivette, Rohmer, Philibert, Iosseliani, Kaurismaki, ou encore Lieberman, Rogosin, Jarmush, Campion, Reygadas, Jodorowski, et même les studios Aardman.

Invitée : Morgan Di Salvia, auteur du « Progrès Films - Un demi-siècle de distribution cinématographique en Belgique » aux
Editions du Cerisier, 2015

Détail

Un jour dans l'histoire - les séquences

Liens promotionnels