Un Jour dans l'Histoire - 19/03/2019

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Un Jour dans l'Histoire

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Un Jour dans l'Histoire

  • 1 h 10 min

13h20 : Le camp de prisonniers d'Erbisoeul (1945-1948)) : quand les arbres cicatrisent les blessures de la Seconde Guerre Mondiale

Nous sommes le 16 septembre 1946, dans le camp de prisonniers d'Erbisoeul, aujourd'hui sur la commune de Jurbise, dans le Hainaut.
Le détenu allemand, Werner H. écrit :
« Depuis que je suis en captivité, je n'ai plus de caleçons sur le corps, et si mes camarades n'avaient pas eu pitié de moi, je n'aurais même pas de chemises ».
Au mois de juin de la même année, un autre détenu rapporte :
« Nous avons très peu à manger.
J'ai trouvé un nouvel emploi, je pourrai me montrer comme phénomène de maigreur. J'ai tellement faim. »
Un autre encore, Alexander Schreiber, dans son courrier, décrit la détresse morale qui transpire sur les comportements :
« Irritabilité, nervosité, individualité, venin, témérité, envie, impolitesse, insistance insultante et humiliante pour avoir toujours raison, détresse, mélancolie, ennui, refuge dans le sommeil, emphase sur soi-même, indifférence, secret, isolement, stupidité, le plus grand rejet. »
Le 25 juillet 1946, Erwin K. note « Ce qu'ils feront de nous m'est bien égal, on ne pouvait être plus mal dans les camps de concentration ».
Entre 1945 et 1948, 64 000 prisonniers de guerre allemands sont gardés en Belgique.
Parmi eux, 52 000 passent par Erbisoeul.
Ces ex-soldats vont travailler afin de redresser ce qu'on leur reproche d'avoir contribué à détruire.
Comment ont-ils été traités ?
Quels ont été leurs rapports avec les populations locales ?
Que sont ils devenus à leur libération ?
Que reste-t-il du camp d'Erbisoeul ?

Invité : Pierre Muller, historien, assistant à l'Université catholique de Louvain.
« LE CAMP DE PRISONNIERS D'ERBISOEUL (1945-1948) : QUAND LES ARBRES CICATRISENT LES BLESSURES DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE » aux éditions Racine.

14 heures : De l'empire ottoman à la Turquie moderne

Allié de l'Allemagne, l'empire ottoman ne survit pas à la première Guerre mondiale. Le traité de Sèvres d'août 1920 consacre son dépeçage par la création de nouveaux Etats, l'attribution certaines zones d'Anatolie à la Grèce, et la reconnaissance internationale de la perte des régions arabes. C'en est trop pour les nationalistes emmenés par Mustafa Kemal. La guerre civile de 1920 débouche sur la déposition du sultan Mehmet VI tandis que la Guerre d'indépendance qui s'ensuit conduit à un retournement complet de situation. A partir de 1923, la nouvelle Turquie s'engage dans des réformes radicales : droit de vote aux femmes, instauration d'un parti unique, nouveaux codes civil et pénal, interdiction de la polygamie et primauté du mariage civil, introduction de l'alphabet latin, école primaire gratuite et obligatoire,...

Invité : Hamit Bozarslan, docteur en histoire et en sciences politiques, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (Paris)

L'Abbé Wallez, chantre du Rexisme et mentor de Hergé

Largement oublié aujourd'hui, Norbert Wallez fut l'une des personnalités les plus flamboyantes de la Presse belge de l'entre deux-guerres. Homme d'affaires bien plus que de religion, l'abbé fut également l'un des mentors de Léon Degrelle, le chef du parti Rex, et le « découvreur » d'Hergé qui lui vouera jusqu'à la fin une admiration sans borne. Wallez sera lourdement condamné pour collaboration après la guerre mais fut-il vraiment l'instigateur de la fameuse proclamation de la « germanité des Wallons » par Degrelle en janvier 1943 ? C'est la thèse de Marcel Wilmet.

Invité : Marcel WILMET, ancien journaliste, ancien collaborateur du Studio Hergé, spécialiste de son œuvre, vient de publier « L'Abbé Wallez, l'éminence noire de Degrelle et Hergé » - chez l'auteur info@art9experts.com

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