Un amour rêvé - Histoire d'un couple mixte à l'époque coloniale - 11/07/2018

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Un amour rêvé

Un amour rêvé

Histoire d'un couple mixte à l'époque coloniale

  • 1 h 10 min

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Enfant, Arthur Gillet était fasciné par l'histoire d'amour idyllique de ses grands-parents maternels : une belle Congolaise mariée à un colon belge. Mais peu de temps après le décès de sa grand-mère, il a découvert des archives familiales qui ont bousculé ses souvenirs d'enfance. Il a décidé d'en faire un film. Ses grands-parents Léontine et Joseph se sont rencontrés au Congo belge, dans les années 1950. Elle, jeune Congolaise métisse, fille d'un commerçant noir et d'une femme métisse. Lui, jeune colon belge venu travailler pour l'État. Après la mort de son grand-père, en 1994, sa grand-mère lui raconte des épisodes de leur épopée amoureuse. Mais certaines facettes plus sombres de ce passé familial restaient taboues. En 2013, Arthur Gillet a commencé à filmer sa grand-mère dans sa maison de repos. Elle a alors accepté de se plonger dans son passé et de répondre à ses questions. Pour la première fois, elle livrait sans fards les douleurs de sa condition de femme métisse. En 1958, à la veille de l'Indépendance du Congo, la Colonie belge avait désapprouvé son mariage avec Joseph, le grand-père d'Arthur ; un Européen ne pouvant pas se marier à une Congolaise. Doucement, la parole de Léontine se libérait d'un mutisme qui pesait depuis des années. Arthur Gillet retrouvait dans l'histoire de sa famille les mêmes stigmates du silence qu'entretient encore la Belgique face à son passé colonial. Elle lui livra aussi les difficultés d'être une femme métisse installée en Belgique. Quelques mois après ce témoignage, Léontine est décédée et Arthur Gillet a alors récupéré des centaines de lettres, de documents et autres traces du passé. Il y a découvert des éléments de sa vie qu'il ignorait comme le fait que la grand-mère maternelle de Léontine était une fille d'esclave rachetée par un missionnaire protestant. Sur base de ce témoignage, des bobines de films Super-8 que ses grands-parents avaient tournées au Congo belge dans les années 1950 ; des nombreux albums de photos de famille ; des lettres et documents officiels, Arthur Gillet a donc décidé de faire film, un geste contre l'oubli de cette histoire familiale et de la vie singulière de Léontine. Mais au-delà de cela, à travers la singularité d'une famille, ce film interroge la mémoire de la relation belgo-congolaise. " Dernière génération d'un mélange belgo-congolais, je souhaite raconter certains épisodes de cette chronique familiale qui trouvent leur écho dans les événements de l'histoire coloniale. Mon film est un geste de résistance à l'oubli trop fréquent des douleurs que portent comme moi les descendants de familles congolaises. Je prends néanmoins la parole, conscient que mon héritage familial est celui de la mixité. " - Arthur Gillet Produit par Atelier Graphoui en coproduction avec RTBF, FWB, WIP et Media-International

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1 h 10 min

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Histoire d'un couple mixte à l'époque coloniale

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