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Tour de France : "Ce n'était quasiment que des costauds" analyse Philippe Gilbert
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Tour de France : "Ce n'était quasiment que des costauds" analyse Philippe Gilbert

  • 2 min 50 s

La 7e étape étape du Tour de France était annoncée comme une étape de transition. C'était sans compter sur les ambitions offensives de Mathieu van der Poel et Wout van Aert. Le maillot jaune et le champion de Belgique ont attaqué dès le début de l'étape et ont entraîné un grand mouvement de course. Finalement, c'est une trentaine de coureurs qui s'est échappée dès les premiers kilomètres. Dans ces conditions, difficile pour le peloton de contrôler. 

Une journée de folie à laquelle Philippe Gilbert a participé. Le coureur de Lotto Soudal n'a pas su rester au contact des meilleurs en fin d'étape et a souffert des conditions météo : "C’était dur, c’est parti très rapidement et on s’est retrouvé avec ce gros groupe à l’avant. Ce n'était quasiment que des costauds. Il y avait un gros niveau. Ça a roulé très vite et puis dans les montées ça allait vite aussi. Malheureusement j’ai dû lâcher. Je n’étais pas au mieux dans ces montées. Il faisait vraiment lourd, humide, c’était difficile de respirer".

Il faut dire que l'étape était très longue (249km) et est partie très vite comme l'explique Hugo Houle : "On est parti très vite. Il y avait un peu de vent de côté, des faux plats montants et à un moment, Wout van Aert et Mathieu van der Poel ont fait un gros effort. Donc je me suis dit que j’allais suivre. De toute façon ça allait faire mal. Au final on s’est retrouvé avec une cassure et les mecs ont compris qu’il y avait un écart. Avec la force des coureurs qui étaient devant, quand on s’est mis à rouler tous ensemble, on a roulé très très fort. Le peloton n’a juste pas eu le choix de nous laisser aller".

"A mon compteur j’ai 5h48 à 44 km/h de moyenne, 255km, 3050 mètres de dénivelé, je pense que ça résume la journée. On a perdu beaucoup de sel, ça va être important de s’hydrater", résume tout simplement Philippe Gilbert.

Le peloton n'a jamais su refaire son retard et la victoire s'est jouée devant, avec la victoire finale de Matej Mohoric. Pour Hugo Houle, même s'il a été lâché dans le finale, la journée est réussie et c'est le cyclisme offensif qui sort gagnant : "Il y avait un groupe de qualité et c’était très agréable d’être devant. Il y avait une très bonne collaboration et on a pris 4-5 minutes. Après c’était un peu plus relax mais quand on est arrivé dans les montées finales, c’était très dur. Pour ma part j’étais un peu juste dans le final, il me manquait un peu de force mais je suis fier de moi. C’était une belle journée, il y avait de gros clients avec moi. C’est la façon dont je veux courir le Tour, attaquer et tout donner".

A la veille d'attaquer les Alpes, nul doute que cette étape dantesque va laisser des traces.

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