#POPUP 12H30 : #PopUp Fanny Guéret sur Auvio

tous les sites
Rétrospective Keith Haring à Bozar

Pure - PURE

Rétrospective Keith Haring à Bozar

#PopUp Fanny Guéret

  • 5 min

Je vous emmène à une petite visite au coeur de la culture pop des années 80, à Bozar pour l'expo rétrospective consacrée à Keith Haring. Elle vient de débuter, elle n'attend que vous et vous aurez jusqu'au 19 avril 2020 pour aller la visiter.Alors ce n'est pas la 1ère rétrospective, mais c'est la plus complète.Artiste et aussi activiste, cette expo permet de se plonger dans l'œuvre de Keith Haring et donc aussi dans ses engagements à travers un grand nombre de dessins, peintures, vidéos, collages, affiches et documents d'archives.L’œuvre de Haring aborde des thèmes de société toujours d’actualité aujourd’hui: les droits de l’homme, le sida, le racisme, les droits LGBTQI+, la liberté sexuelle, les dérives du capitalisme (ce dernier point nous amène évidemment à Banksy aujourd'hui). Il était un vrai militant et on s'en rendra compte évidemment dans l'expo.
Son but c'était vraiment de démocratiser l'art, il partait du principe que si on veut que les gens se sentent concernés par l'art, il faut aller vers eux càd dans la rue, dans l'espace public; on trouvera ses oeuvres dans le métro et dans les nights clubs, les murs, les sols, les plafonds; des palissades de chantier, des vêtements, et du mobilier (Bruxelles: Mirano et ERG): il réussira à rendre son art populaire et donc accessible.
On verra à Bozar qu'il était influencé par les dessins de Disney et des illustrations des livres du docteur Seuss, influencé par les artistes du bronx, la culture hip hop, les graffitis; il expérimentera le street art à la craie, à l'encre; puis influencé par le mouvement punk du do it yourself vu la situation économique (on photocopie, on colle, on bricole pour diffuser son art). Ce qu'il en ressort, c'est une énergie, et un esprit ludique, il a d'ailleurs toujours aimé les enfants pour leur sincérité;On reconnaît le travail de Keith Haring à des km pcq il a ses motifs iconiques: notamment les chiens aboyeurs et les bébés rampants. Et derrière une apparente spontanéité, il y avait souvent un vrai engagement, une démarche politique.
Parce que le contexte de l'époque, c'est un contexte socio-politique sensible, ce sont des protestations, des émeutes pour plaider en faveur des droits civiques, c'est l'assassinat de Martin Luther King, c'est la guerre froide, c'est la menace nucléaire, c'est l'apartheid où il rejoint le mouvement anti-apartheid et plaide en faveur de la libération de Nelson Mandela, c'est l'homophobie.Et puis il y a les ravages du Sida, une épidémie au début des années 80 dont le coeur est à NY; Haring plaide en faveur de l'égalité des droits, il fait la promo des rapports protégés et pointe du doigt le gouvernement qui femme les yeux. Il en mourra lui-même le 16 février 1990, on va donc commémorer en 2020 les 30 ans de sa disparition.
À la fin des années 70, New York est une ville déprimée, au bord de la faillite et qui est gérée par des gangs criminels. Et le bouillonnement créatif c'est au sud de la ville qu'on le trouve, dans le quartier de East Village pcq c'est là que les loyers sont bas et donc c'est là que les artistes viennent s'essayer à leur art.C'est donc à East Village que Keith Haring prend ses quartiers, et le Hip-Hop, le rock, le punk et le monde de l'art vont se croiser. Des acteurs de cette époque étaient à Bozar pour cette soirée de lancement: Dany Johnson (DJ au Club 57) Gil Vasquez (Président de la Fondation Keith Haring et DJ). et on les a interviewé dans pop&snob, la prochaine émission sera donc entièrement consacrée à Keith Haring et cette grande expo à Bozar.

Détail

Liens promotionnels