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La Trois - Histoire

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Le pillage des appartements juifs: l'opération meuble

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  • 1 h 15 min

Hiver 1943. Au cœur même de Paris, dans le 10e, 13e et 15e arrondissement, les nazis ont créé des annexes du camp de Drancy : Lévitant Austerlitz et Bassano. Dans ces 3 camps d'enfermement parisiens, 800 internés dit "demi-juifs" sont forcés à faire le tri quotidien des objets volés aux familles juives de Paris, déportées dans les camps de la mort. Des spoliations baptisées cyniquement par les nazis "Opérations meubles". A côté du pillage plus connu des œuvre d'art, les nazis ont associé à leur projet génocidaire un vol très organisé. Ils n'ont pas hésité à rafler tous les biens sans valeur laissés par les les familles juives de condition modeste. Trié, nettoyé et expédié en Allemagne, ce butin était destiné aux familles du Reich frappées par les bombardements alliés. Tous les objets - de la simple ampoule aux petites cuillères en passant par les vêtements, les meubles de salon, les jouets, la vaisselle, les souvenirs de famille, la verrerie, les livres, les tapis, jusqu'aux ustensiles de cuisine - y passaient. Rien ne se perdait des biens ordinaires laissés par les familles promises à la solution finale À la libération, les internés des annexes de Drancy ont souvent gardé le silence face à l'horreur vécue par les survivants des camps d'extermination. Nombre d'entre eux ont fait valoir un sentiment de culpabilité d'avoir survécu du fait de leur participation (fut elle imposée) au pillage des biens juifs. Leurs témoignages rares expliquent sans doute que l'opération meuble soit restée jusqu'alors un aspect méconnu de la Shoah, alors qu'elle apparaît pour les historiens comme l'un des maillons de la persécution des juifs, comme un projet d'éradication du moindre vestige, de la moindre trace de leur existence. Ce film documentaire se propose de décrypter en détail les rouages de l"'opération meuble" et de redonner aux 800 internés des camps parisiens toute leur place au sein de l'histoire de l'Holocauste. Car finalement, leur mémoire n'a jamais vraiment trouvé sa place : ni complètement juifs ni systématiquement déportés, leur identité se perd dans les invraisemblables catégories raciales créé par les nazis.

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