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La dénazification - Mission impossible

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  • 1 h 13 min

Le 8 mai 1945, l'Allemagne nazie est vaincue. Ce qui reste des chefs, des symboles, et des projets d'Hitler doit à jamais disparaître. Surmédiatisé, le procès de Nuremberg sonne comme la promesse d'épurer l'Allemagne d'une idéologie dévastatrice. Mais cette tâche va rapidement s'avérer être un vœu pieu. Malgré leurs intentions initiales, les Alliés savent déjà qu'il sera impossible de traiter les millions d'Allemands qui ont gravité autour du parti nazi. Aussi ils concentrent leur action sur les dignitaires du régime les plus compromis. Un processus qui présente l'avantage de dédouaner la population dont une partie couvre les criminels, voire organise des filières d'évasion. Pire ! L'irruption de la Guerre Froide fait rapidement passer la dénazification au second plan des préoccupations. Dès 1947, le nazi n'est plus l'ennemi à combattre. Pour les uns, il est remplacé par le communiste, pour les autres, le capitaliste. Les Alliés se livrent à une course à l'exfiltration de savants nazis et soucieux de ne pas priver l'Allemagne de ses forces vives pour sa reconstruction, réduisent l'épuration à un simple questionnaire. En zone soviétique, la dénazification est surtout un un moyen de répression contre les opposants au nouveau régime. Deux ans plus tard, la création des deux Allemagnes sonne le glas de la dénazification. Alors qu'en RDA, l'avènement d'une république est présenté comme l'accomplissement d'une dénazification totale et définitive, la RFA d'Adenauer peut compter sur la bienveillance de ses voisins qui privilégient l'oubli à la mémoire au nom de la lutte anticommuniste. De part et d'autre du rideau de fer, l'Allemagne entre dans une phase d'amnésie et nombre d'anciens nazis continuent de vivre dans la quiétude la plus totale. Il faut attendre les années 60 pour que le procès d'Eichmann replace les crimes de la Shoah sous le feu des projecteurs et que l'obstination du magistrat Fritz Bauer, aboutisse au procès d'Auschwitz. Pour la première fois, le peuple allemand redécouvre l'existence des crimes nazis. La prise de conscience collective s'accélère en 1968 quand Beate Klarsfeld gifle en public le chancelier Kiesinger, ancien membre du parti nazi. L'incident devient alors un symbole : la génération qui n'a pas connu le nazisme réclame des comptes à ses parents. Vingt ans après la fin de la guerre, l'Allemagne entreprend enfin un travail d'introspection et de repentance. Au final, cette dénazification partielle et inachevée a arrangé tout le monde à l'exception des millions de victimes qui, pour beaucoup, n'ont jamais obtenu justice. Aujourd'hui encore, l'Allemagne continue de compter ses criminels. Une histoire sans fin. Réalisation : Mickaël Gamrasni. Production : Cine¶te¶ve¶.

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