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Reportage dans le bureau de Madame Dubois

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Reportage dans le bureau de Madame Dubois

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Une session d’examen ratée. Le moral à zéro. L’impression qu’on n’a pas la bonne méthode de travail. Ou qu’on s’est carrément trompé d’étude : "Mais pourquoi j’ai choisi ça ?" Des centaines d’étudiants connaissent une grande remise en question au mois de février. Heureusement, dans la plupart des établissements, il existe des conseillers psychopédagogiques. C’est le cas à l’UMons. Ce jour-là, Anissa a osé frapper à la porte de Pascale Dubois.

Mauvais choix d’étude

"Bonjour, je suis en première, en science biomédicale. Mais j’ai l’impression d’avoir fait fausse route." Depuis le mois de novembre déjà, Anissa n’est pas bien. Elle a passé les examens de janvier sans grande conviction. "Je me suis rendu compte que les débouchées de mes études ne me correspondaient pas du tout. C’est beaucoup de travail en laboratoire. On dissèque des petits animaux. Or, j’adore les animaux. J’en serais incapable". Un très mauvais choix d’étude qu’Anissa a pris dans la précipitation : "Je devais absolument choisir quelque chose. En secondaire, j’ai fait les sciences. Le choix paraissait logique. Mais j’avoue ne pas avoir trop cherché."

Anissa n’est évidemment pas la seule à choisir ses études supérieures sans que ce choix soit le fruit d’une vraie réflexion. Pascale Dubois, conseillère psychopédagogique à l’UMons explique pourquoi : "L’étudiant termine ses études secondaires, il se plaît bien, il a ses copains. Mais il ne se prépare pas bien psychologiquement à la fin du cycle. Qu’il va devoir faire des choix."

Comment bien choisir ?

En même temps à 18 ans, c’est loin d’être simple de trouver sa voie directement. Anissa confirme : "Certains ont une idée très claire de ce qu’ils veulent faire plus tard. Ce n’est pas vraiment mon cas. Peut-être médecine ? Ou technicien de laboratoire ? Mon rêve c’est la criminalistique mais ce n’est pas possible dans la région."

On le sent, le piège de refaire un deuxième mauvais choix d’étude n’est pas loin. C’est là que le travail de la conseillère psychopédagogique, Pascale Dubois est très important. "Pendant une heure, on regarde ensemble ce qui ne s’est pas bien passé en janvier. Ensuite, on essaie de définir un profil. De voir ce qui leur plaît. Choisir médecine parce qu’on aime bien les gens, ce n’est pas une raison assez forte. Il faut vraiment prendre le temps de s’explorer. Ce n’est pas simple. Souvent je propose des mouchoirs quand les mentons de mes étudiants tremblent. Mais ce travail sur soi est essentiel".

Le programme "Je rebondis"

L’étudiant qui est complètement perdu en février a plusieurs options devant lui. Il peut persévérer dans des études qui ne sont peut-être pas faites pour lui. "Parce que les parents ont dit que quand on commence quelque chose, on le termine", sourit Pascale Dubois. "Si je sens qu’il n’y a pas eu une bonne exploration, que l’étudiant a besoin de plus qu’un déclic pour réussir, qu’il s’est manifestement trompé dans son choix, je ne conseille pas de finir son année. Il existe d’autres options."

La première, c’est évidemment de changer d’étude. C’est possible en cours d’année. Mais il faut éviter de retomber dans le piège du choix précipité. D’autant que le 15 février, c’est la date où il faut absolument remettre son changement d’orientation.
L’autre option qu’a l’étudiant à l’UMons, c’est de participer au programme : "Je rebondis." "Un programme qui démarre le 5 mars. L’étudiant met entre parenthèses ses études. Mais il ne fait pas rien. Il va avoir des journées bien remplies. Pour garder le rythme. Au menu, il y a des cours de maîtrise de la langue française, des statistiques, de l’anglais et de la méthodologie. Il y a aussi des ateliers réflexifs pour apprendre à se connaître. "

Une trentaine d’étudiants de l’UMons sont actuellement inscrits à ce programme qui permet de prendre son temps pour bien choisir ses études supérieures.

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