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Le greenwashing peut coûter cher

  • 1 min 35 s

Les entreprises qui font des efforts pour une transition durable peuvent obtenir des prêts à de meilleurs conditions. Par exemple, comme nous l’avons vu hier, une obligation verte peut contribuer à financer une entreprise à un taux d’intérêt plus bas qu’une obligation classique. Mais certaines sociétés ont tenté d’abuser de ces conditions financières favorables. C’est, par exemple, le cas d’un groupe pétrolier qui avait émis une obligation verte. Dans ce cadre, si un certain niveau de production d’énergie verte n’était pas atteint en fin d’année, le taux d’intérêt de cette obligation serait revu à la hausse. Mais les investisseurs se sont rendu compte que malgré le respect de cette condition, l’argent de l’obligation avait servi à financer des activités polluantes. Cette polémique a abouti à une dégradation de la note de crédit de l’entreprise. Celle-ci a donc dû payer un intérêt plus élevé sur des emprunts ultérieurs. Autre exemple : un transporteur maritime a voulu émettre une obligation verte pour financer l’achat de navires plus récents, moins polluants. Mais des investisseurs ont jugé que malgré cet objectif, l’argent emprunté financerait tout de même encore des activités polluantes. Et la levée de fonds a donc été un échec. En conclusion, les entreprises ne peuvent plus tricher avec leurs engagements environnementaux. Le greenwashing, soit les promesses trompeuses sur la transition durable, aboutit à une sanction financière. Voilà les entrepreneurs prévenus.

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