Mondiaux de cyclisme : Philippe Gilbert : "C'est à la fédération d'analyser l'échec"

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Mondiaux de cyclisme : Philippe Gilbert : "C'est à la fédération d'analyser l'échec"

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Mondiaux de cyclisme : Philippe Gilbert : "C'est à la fédération d'analyser l'échec"

Mondiaux de cyclisme

  • 2 min 36 s

La Belgique du cyclisme a un petit goût de trop peu après des Mondiaux organisés en Belgique et la victoire de Julian Alaphilippe ce dimanche. Si le Français fait un très beau double champion, les Belges espéraient mieux sur leurs terres. 

Rodrigo Beenkens a tendu son micro à Philippe Gilbert, le dernier champion du monde belge. Il ne faisait pas partie de la sélection pour ces Mondiaux, mais il était bien présent pour voir la course, avec forcément un petit pincement au coeur. "C'est clair qu'il y avait une attente supérieure au résultat. Le résultat n'est pas présent. Après il faut analyser la course dans son entièreté. Je pense qu'ils ont dépensé beaucoup d'énergie très tôt, certainement trop tôt. Ils ont joué leurs cartes très tôt aussi, je pense que c'était une erreur de gestion. Est-ce qu'il faut mettre la faute sur le coach ou sur les coureurs eux-mêmes? Je ne sais pas. En tout cas, on a vu que ce n'était pas la bonne décision."

Remco s'est sacrifié dans cette course : "Il a très bien couvert le reste de l'équipe en étant devant, pour moi il a rempli un rôle crucial, les autres étaient en défensive derrière. Il laissait faire les Anglais qui ont beaucoup travaillé. C'était important ce qu'il a fait. Et puis, vu qu'il avait déjà fait ces efforts-là, il s'est dit, 'je suis entamé', je finis avec ce qui me reste et il a tout donné. Mais après, il n'a pas uniquement roulé pour la Belgique, il a roulé pour tout le monde. Et ce n'est pas non plus rendre service à son leader." 

Est-ce que le fait d'être la meilleure équipe du monde et de ne pas avoir de médailles suffit à remettre en cause le coach national, Sven Vanthourenhout? "Je ne sais pas. C'est certainement un manque de communication, c'était le cas déjà aux championnats d'Europe. C'est certainement le cas ici aussi. Après, moi je ne suis personne pour remettre en cause les gens en place. C'est à la fédération d'analyser l'échec."

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