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Le Prix Première 2018 - Sébastien SPITZER : " Ces rêves qu’on piétine " (L’Observatoire)

Le Prix Première 2018 - Sébastien SPITZER : " Ces rêves qu’on piétine " (L’Observatoire)

Éditions de L’Observatoire

  • 1 min 51 s

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Nous sommes à Berlin, sous les bombardements.

La capitale allemande est assiégée, le IIIe Reich vit ces derniers instants.

Une femme, Magda Goebbels, épouse de l’un des hommes les plus puissants du régime nazi, va se donner la mort avec son mari, après avoir empoisonné ses six enfants.

Comment en est-elle arrivée là ?

C’est ce que l’on tente de comprendre avec l’auteur qui, en parallèle, nous raconte la survie d’une poignée de rescapés des camps de la mort.

Parmi eux une petite fille qui détient les lettres d’un homme victime des premières rafles de juifs.

Cet homme se nomme Richard Friedländer, il est le père biologique de Magda Goebbels.

Bourreau et victime sont donc réunis par le lien de la famille.

Sébastien Spitzer mélange la grande histoire et la fiction.

Les lettres, il les invente pour pouvoir retrouver, malgré tout, une part d’humanité dans cette tragédie du vingtième siècle.

Il est question ici de sacrifice, de transmission, d’ivresse du pouvoir et bien sûr aussi de mémoire.

Le pari est grand que de tenter de rendre, à travers les mots, les sensations de l’horreur, de cette terreur, de l’indicible le plus souvent.

Le réalisme des scènes est saisissant, nous sommes dans le vraisemblable, mais le talent de l’auteur est de ne pas nous faire oublier la part de fiction de son travail, l’Histoire jouant le rôle de garde-fou.


Sébastien Spitzer est journaliste. Ces rêves qu’on piétine est son premier roman.

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Prix Première

Extraits

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