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Le Prix Première 2018 - Annick WALACHNIEWICZ : " Il ne portait pas de chandail "

Le Prix Première 2018 - Annick WALACHNIEWICZ : " Il ne portait pas de chandail "

édition L’Arbre à paroles

  • 1 min 53 s

Deuxième Guerre mondiale, occupation soviétique, les années 2000 au bord d’une piscine : l’auteure construit une sorte de kaléidoscope, un récit éclaté qui est le portrait d’une famille dont les racines ont été malmenées, parfois arrachées.

Les souvenirs éparpillés plongent le lecteur dans un mystère dont la narratrice tente de percer les secrets.

On est face à une sorte d’inventaire, présenté, dans un premier temps, de manière clinique, distanciée.

Les images parlent de l’oppression, de la peur, de la déchéance et de la vieillesse, de l’abandon et de l’innocence perdue, du dénuement … de l’enfer des camps.

D’abord clinique donc, l’histoire, peu à peu, laisse percer des petits bouts d’humanité, le puzzle se met en place et l’on devine un tableau où l’on voit un rideau de fer entre l’Est et l’Ouest, des êtres qui ont tout perdu, se relèvent et recommencent.

" Quelle prétention d’écrire cette histoire. Tirer des parallèles entre un bassin de natation et l’horreur absolue. Qui peut y croire ? A part moi ? " peut-on lire à la page 101.

C’est tout l’enjeu de ce livre qui nous rappelle que la mémoire se transmet à travers les générations avec son lot de douleurs et d’incompréhension.

Et que chercher à connaitre la vérité peut être insoutenable, nous amener à haïr la famille, mais peut aussi nous conduire vers une certaine sérénité.



Annick Walachniewicz est née en 1959. Il ne portait pas de chandail est son premier roman.

Détail

Prix Première

Extraits

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